Insuffisance cardiaque : l’essentiel du mois de janvier 2017

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Les trois études essentielles de ce mois-ci sur l’insuffisance cardiaque, sélectionnées parmi 880 études évaluées par des pairs

1. Les traitements du cancer se sont améliorés, ce qui entraîne de nouvelles difficultés, notamment la prévention et la prise en charge des dysfonctionnements cardiaques associés au traitement. Les cliniciens ont besoin de conseils sur la manière de prévenir et de prendre en charge ces événements indésirables. Consultez ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue J Clin Oncol.

2. Les modèles de risque d’insuffisance cardiaque sont incapables de prédire le risque individuel de décès, mais sont utiles pour les prédictions au niveau de la population. Consultez ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue JAMA Cardiol.

3. Les femmes atteintes d’insuffisance cardiaque pourraient également souffrir d’incontinence urinaire potentiellement exacerbée par le traitement. Consultez ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue Int J Clin Pract.

 

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1

Nouvelles recommandations sur l’insuffisance cardiaque associée au traitement chez les survivants d’un cancer

Source : J Clin Oncol

À retenir 
  • L’apparition d’une insuffisance cardiaque (IC) et d’autres dysfonctionnements cardiaques chez les adultes ayant survécu à un cancer signifie que les cliniciens ont besoin de conseils sur la manière de prévenir et de prendre en charge ces événements indésirables associés au traitement du cancer.

Principaux résultats

  • La recommandation pose cinq questions et y répond. En voici le résumé : Quels patients présentent un risque accru ? Quelles stratégies limitent le risque avant et pendant le traitement ? Quelles méthodes de surveillance et de contrôle utiliser pendant et après le traitement ?
  • Les recommandations identifient les groupes de patients à risque, qui peuvent inclure les patients traités par chimiothérapie, radiothérapie ou chimioradiothérapie et les patients présentant des facteurs de risque tels qu’un âge avancé.
  • Les recommandations proposent également des stratégies de prévention avant le traitement, notamment la recherche d’alternatives appropriées aux traitements cardiotoxiques et la prise de décisions basée sur l’évaluation complète des facteurs de risque cardiovasculaire.
  • Les stratégies pendant le traitement incluent la prise en charge des facteurs de risque modifiables.
  • La surveillance pendant et après le traitement inclut l’évaluation du risque cardiovasculaire, l’examen diagnostique, tel qu’indiqué par les symptômes et les résultats, et l’orientation vers un cardiologue, si nécessaire.

Conception de l’étude

  • Un groupe d’experts s’est appuyé sur une revue systématique (104 études) pour rédiger les recommandations.
  • Financement : certains conflits d’intérêts.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les traitements du cancer se sont améliorés, la survie est en augmentation, ce qui entraîne de nouvelles difficultés à gérer, notamment la prévention et la prise en charge des effets associés au traitement, y compris des dysfonctionnements cardiaques.

Texte intégral libre

 
2

Les modèles de risque d’IC n’ont pas d’effet « MAGGIC » sur la prédiction de la mortalité individuelle

Source : JAMA Cardiol

À retenir

  • Dans cette étude de cohorte de grande envergure, les modèles de risque d’insuffisance cardiaque (IC) étaient incapables de prédire un risque individuel de décès au cours de l’année suivante, mais étaient utiles pour les prédictions au niveau de la population.

Principaux résultats

  • Les modèles (Modèle de Seattle sur l’insuffisance cardiaque [Seattle Heart Failure Model, SHFM], Groupe mondial de méta-analyse sur l’insuffisance cardiaque chronique [Meta-Analysis Global Group in Chronic Heart Failure, MAGGIC]) ont respectivement indiqué un risque de décès dans l’année de 50 % ou plus à seulement 8 et 52 des 1 661 patients décédés au cours de l’étude.
  • Ils ont également indiqué, respectivement, un risque de décès de 50 % ou plus à 5 et 63 patients qui ne sont pas décédés dans l’année.

Conception de l’étude

  • 10 930 patients ambulatoires atteints d’IC ; trois systèmes de santé.
  • Financement : Institut national du cœur, des poumons et du sang (National Heart, Lung, and Blood Institute).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les recommandations incitent à utiliser ces modèles pour évaluer le pronostic, qui sous-tend également les décisions en matière de soins et de prise en charge (par ex., planification des soins de fin de vie, etc.).

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3

Interrogez-vous vos patientes atteintes d’IC sur la détresse associée à l’incontinence urinaire ?

Source : Int J Clin Pract

À retenir

  • Les femmes atteintes d’insuffisance cardiaque (IC) pourraient également souffrir d’incontinence urinaire potentiellement exacerbée par le traitement, et doivent être interrogées au sujet de cette comorbidité.

Principaux résultats

  • Les deux tiers des femmes ont développé une incontinence urinaire après leur diagnostic d’IC.
  • 83 % d’entre elles souffrent également d’hypertension, plus de la moitié ont du diabète et près de la moitié présentent une dépression sévère.
  • Les trois quarts des patientes ont qualifié leur état de santé de correct ou mauvais.
  • 92 % des patientes sont traitées par diurétiques.

Conception de l’étude

  • Analyse secondaire des données de 100 femmes atteintes d’IC.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’incontinence urinaire est associée à une diminution de la qualité de vie et à une dépression, tout comme l’IC. Les femmes, en particulier, sont prédisposées aux problèmes d’incontinence.

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