Insécurité à l’Officine : des agressions moins fréquentes, mais plus violentes

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Paris, le vendredi 19 mai 2017 - Comme chaque année depuis 2012, l'Ordre national des pharmaciens livre à cette période les données de son observatoire des agressions subies par les pharmaciens d'officine au cours de l'exercice précédent. A cet effet, l'institution ordinale rappelle l'importance que revêt le dépôt de plainte par les pharmaciens, tous métiers confondus. Alors que 69 % des pharmaciens agressés en 2015 déclaraient avoir signalé les faits à la police, ils ne sont en effet plus que la moitié en 2016. Si la déclaration auprès de l'Ordre peut se faire à distance de l'événement, ce dernier exhorte les pharmaciens à systématiquement alerter les autorités dans les plus brefs délais afin que ces situations soient prises en considération et que des actions adéquates soient menées.

En 2016, le nombre d'agressions déclarées auprès de l'Ordre a diminué par rapport à l'année précédente (92 déclarations en 2016 contre 131 en 2015). Alors qu'elle devrait pousser à l'optimisme, cette baisse sensible des actes délictueux recensés n'en cache pas moins une réalité qui reste préoccupante. Si l'Ordre constate une baisse des agressions liées aux stupéfiants (8 % en 2016 vs 18 % en 2015), la part de celles liées à une recherche d'argent liquide dans la caisse repart à la hausse (38 % en 2016 vs 31 % en 2015), constituant ainsi le premier mobile des agresseurs. Ces données montrent donc que la réalité de l'exercice officinal qui se car...