INHSU 2018—Prise en charge du VHC chez les usagers de drogues injectables


  • Maria Joao Almeida
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Le traitement de l'hépatite C s'est avéré sûr et efficace chez les usagers de drogues par voie injectable (UID), avec une amélioration de la qualité de vie après une réponse virologique soutenue (RVS).

Pourquoi est-ce important ?

  • La population des UID est une population prioritaire en matière de renforcement des tests du VHC, de lien avec les soins, et de traitement, étant donné le lourd fardeau du VHC au sein de cette population[1].
  • Il y a des restrictions concernant le remboursement du traitement par antiviraux d'action directe (AAD) pour les consommateurs actuels de drogues aux États-Unis et en Europe[1].
  • La réinfection et l'observance du traitement sont considérés comme les principaux enjeux par les médecins [2].
  • Il reste 6 millions de personnes UID à traiter [3].
  • L'infection à VHC doit être traitée pour éviter les complications de maladies hépatiques et extra-hépatiques associées au VHC, notamment la nécro-inflammation hépatique, la fibrose, la cirrhose, la décompensation de la cirrhose, le carcinome hépatocellulaire et la mort [4].
  • Il est important de développer des mesures rapportées par les patients pour les personnes UID traités par AAD [5].

Principaux résultats

  • Dans des conditions d'essais cliniques, il est possible d'obtenir des taux de RVS12 supérieurs à 90 % avec les traitements oraux simples et bien tolérés spécifiques au VHC actuellement disponibles, tant que les patients seront en mesure de terminer le traitement et le suivi, et que l'instauration du traitement pourra être maintenu [3].
  • Un traitement social chez les UID ne sera possible que si les systèmes de santé sont utilisés comme outil de changement social [3].
  • Le traitement d'une infection à VHC améliore la qualité de vie, supprime la stigmatisation et prévient la transmission ultérieure du VHC [3].
  • Les mesures rapportées par les patients peuvent s'avérer encore plus importantes dans les groupes de patients typiquement marginalisés et affichant un statut inférieur dans la société [3].
  • Un engagement attentif est nécessaire auprès des clients vulnérables, et le choix/la logique de soins doit être déterminé(e) par eux [3].

Limitations

  • Études nécessaires pour accéder aux taux et aux schémas du carcinome hépatocellulaire récurrent.
  • Un modèle de soin optimal fait défaut pour les patients atteints de fibrose légère et présentant une RVS. 

Commentaire d'expert

  • Carla Treloar, Professeur à l'University of South Wales, Sydney, Australie, ajoute la déclaration suivante : « Mon travail consiste vraiment à observer au-delà de la guérison de l'hépatite C ; qu'est-ce qui compte le plus dans la vie des personnes ? De quoi se soucient-ils : certaines préoccupations ont trait à l'hépatite C, comme la santé du foie et les résultats de tests, tandis que d'autres sont plus larges et vont au-delà : traitement de l'hépatite C chez des personnes structurellement désavantagées. En fonction de nos possibilités, nous devrions réfléchir à la manière de remédier à cela, parallèlement au traitement de l'hépatite C. »