INHSU 2018—Combler les lacunes pour améliorer l'accès au traitement du VHC


  • Maria Joao Almeida
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • L'intégration du traitement à la cascade de soins peut être l'une des clefs de l'amélioration de l'accès au traitement du VHC

Pourquoi est-ce important ?

  • L'accès équitable au traitement de l'hépatite est l'un des indicateurs de progrès de l'OMS dans l'objectif d'éradication de l'hépatite comme menace pour la santé publique d'ici 2030.[1]
  • La mise au point d'un plan national de lutte contre l'hépatite est une étape importante en 2018 pour les pays de la zone européenne.[1]
  • Améliorer l'accès pour la réduction des risques et le traitement est nécessaire dans l'optique d'une réduction de la charge liée au VHC chez les usagers de drogues injectables (PWID).[2]
  • Il est crucial de comprendre les facteurs entravant ou facilitant l'accès au traitement chez les PWID durant la transition, pour disposer d'options de traitement plus simples en vue d'atteindre l'objectif d'éradication de l'OMS d'ici 2030.[2]
  • L'atteinte des objectifs de traitement de l'hépatite C chez les PWID nécessitera une politique majeure et la délégation des pratiques, ainsi qu'un partenariat encore plus étroit avec les organisations de PWID encadrées par des pairs, dans le cadre d'un paysage changeant. [3]

Principaux résultats

  • Le développement des politiques s'est accéléré depuis 2015, reflétant les objectifs mondiaux et le progrès vers un accès équitable pour le traitement du VHC chez les PWID.[1]
  • En mars 2018, seize pays de l'UE ainsi que la Norvège ont développé une politique nationale officielle en matière de VHC, et ces politiques sont en phase de préparation à Malte, en Pologne et en Roumanie. Dans douze pays, des politiques sur le VHC ont été adoptées ou renouvelées depuis 2015. Des exemples de bonnes pratiques ont été identifiés. Les PWID actifs ont été exclus de l'accès au traitement du VHC dans 9 des 12 pays de l'UE exempts de politique, y compris dans les trois pays pour lesquels les politiques sont en phase de préparation.[1]
  • L'accès à des soins primaires et à un traitement par agonistes opioïdes (TAO) est essentiel mais insuffisant pour étendre le traitement aux PWID.[2]
  • Pour obtenir des résultats avec les PWID, il est nécessaire d'investir dans le renforcement des systèmes communautaires, mais également de soutenir le système de santé et la politique pour identifier des programmes de pairs PWID, fondés sur la qualité, ainsi que le leadership.[3]

Limitations

  • Les obstacles systémiques et les défis demeurent, en particulier dans les pays dépourvus de politiques spécifiques au VHC.

Commentaire d'expert

  • Tim Rhodes, Professeur de Sociologie de l'University of New South Wales, Australie, a effectué le commentaire suivant : « Diverses publications centrées, chacune à sa façon, sur la manière d'intégrer un traitement de l'hépatite C. Un message clef à mes yeux était l'importance de l'intégration, et l'on peut observer les différences entre science et politiques. J'ai été intéressé par la présentation de Stiene Neilsen qui a passé en revue des politiques très variables en Europe et présenté les impacts que de telles différences peuvent avoir dans la pratique. Je pense qu'il sera intéressant de suivre ce point-là. J'ai été très intrigué par la présentation de Graham Brown sur les intégrations basées sur des pairs et sur leur apprentissage durant leurs déplacements dans le contexte de leurs communautés. C'est une façon de faire, et j'aimerais voir ce qu'il en résultera. »