INHSU 2018—Amélioration de la cascade de soins du VHC


  • Maria Joao Almeida
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Atteindre l'objectif d'éradication du VHC d'ici 2030 implique des mesures à toutes les étapes du continuum de soins du VHC – faut-il déléguer les tâches ?

Pourquoi est-ce important ?

  • La recommandation de l'EASL 2018 est d'améliorer le dépistage des virus VIH-VHB et VHC au sein des populations à risque.[1]
  • Les directives françaises émettent la même recommandation de dépistage de ces 3 virus au sein de sa population, au moins une fois dans la vie.[1]
  • La délégation des tâches auprès de personnes en contact avec des individus atteints de VHC offre un accès plus large au traitement et aux soins du VHC, en fournissant des moyens aux travailleurs, personnes et pairs et en rendant le traitement plus aisé et rentable.[2]
  • Le modèle de dépistage du VHC doit être révisé en raison de sa diversité selon que l'on adopte un autotest ou un test en une ou deux étapes.[1]
  • Les épidémies sont différentes même au sein d'un pays individuel et évoluent au cours du temps. Les stratégies doivent prendre en compte les programmes existants et les besoins des populations (les partenariats avec les communautés sont essentiels).[3]

Principaux résultats

  • Le choix de stratégies en une ou deux étapes dépend du coût des tests, des technologies disponibles, de la performance, de la prévalence de l'infection, du taux de participation au dépistage et de la perte de patients lors du suivi.[1]
  • De gros efforts sont encore nécessaires dans le domaine de l'autotest, en raison de la tension liée aux résultats – valeur de l'autonomie, crainte d'obtenir un résultat positif et appréhension de trouver le bon engagement de soins.[1]
  • L'analyse coût-efficacité est essentielle à l'établissement de politiques de dépistage.
  • Un format unique ne convient pas à tous les services en matière d'éradication de VHC – annuler ou déléguer des tâches pour simplifier le continuum de soins du VHC.[2]
  • L'intégration des tests du VHC améliore le continuum de soins, avec un impact significatif sur les tests et la sensibilité au VHC de la communauté[3]
  • Les caractéristiques de l'environnement social façonnent les vulnérabilités à la transmission du VHC et du VIH à travers les niveaux écologiques dans différents contextes.[4],[5]

Limitations

  • Il convient d'évaluer l'impact sur le continuum de soins dans sa globalité (du dépistage à la guérison), et non d'évaluer seulement l'impact des taux de dépistage.
  • Pour renforcer le lien avec les soins, d'autres stratégies (pairs, motivations) de traitement du VHC sont requises.

Commentaire d'expert

  • Anne Øvrehus, MD, Spécialiste du personnel de l'Odense University Hospital, Danemark, conclut ainsi : « Je pense que l'un des points les plus intéressants parmi ceux apparus, est celui qui consiste à faire les choses aussi simplement que possible, à déterminer ce que l'on peut mettre à la corbeille pour tout rendre facile et accessible, ce qui est un aspect sur lequel nous avons longtemps travaillé. Mais je pense qu'un autre problème très complexe a été soulevé. Il concerne l'intégration du VHC au VIH et à la TB, ce qui fait apparaître de nombreuses autres difficultés nouvelles quant aux conséquences qui impactent le patient, la stigmatisation et les services. Devons-nous nous écarter des programmes verticaux en faveur de programmes mieux intégrés ? Je pense que nous découvrons à peine un nouveau et vaste domaine, et je pense également que cette séance a très bien illustré les nombreux problèmes complexes liés à l'éradication de l'hépatite C. »