Inhibiteurs de PCSK9 : présentent-ils un intérêt chez les diabétiques ?


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir

Chez les sujets diabétiques considérés à très haut risque cardiovasculaire, il est recommandé d’atteindre un objectif de LDL-c

Quels sont les bénéfices  sur le LDL-c chez les diabétiques ?

ODYSSEY et PROFICIO, deux programmes de développement concernant respectivement l’alirocumab et l’evolocumab, ont montré dans des analyses en sous-groupes que les baisses des taux LDL-c (environ 50-60%), non-HDL-c (environ 50%) et ApoB (environ 50%) étaient comparables entre les sujets diabétiques et non diabétiques. ODYSSEY DM-INSULIN a montré que plus de 70% des patients insuffisamment traités sous statines atteignaient l’objectif

Quels sont les bénéfices  sur  les évènements cardiovasculaires chez les diabétiques ?

Les analyses en sous-groupes de l’étude FOURIER ont montré que si la réduction des évènements cardiovasculaires était comparable chez les diabétiques et non-diabétiques (respectivement -17% et -13%), la réduction du risque absolu d’événement majeur était plus importante chez les diabétiques (respectivement -2,7% et -1,6%).

Quid des éventuels effets diabétogènes des inhibiteurs de PCSK9 ?

Plusieurs études de randomisation mendélienne ont démontré que les variants LOF (polymorphismes « perte de fonction » dans le gène de l'hydroxyméthylglutaryl-CoA (HMG-CoA) réductase, cible cellulaire des statines) étaient associés à une augmentation du risque de diabète entre 19 et 29% pour toute diminution du LDL-c de 1mmol/L (soit environ 40 g/L). Cependant, les données poolées des essais de phase III ne permettent pas de conclure à un sur-risque de diabète chez les sujets traités par alirocumab ou evolocumab, y compris chez des sujets pré-diabétiques à l’inclusion. Cependant les suivis de ces patients étaient courts (maximun 2 ans). Des explorations à plus long terme sont donc nécessaires.