Influence des habitudes alimentaires sur le développement de la PR


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Les habitudes alimentaires pourraient jouer un rôle de déclencheur dans le développement de certaines maladies chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde (PR). Ainsi, par exemple, les habitudes alimentaires occidentales sont associées à un risque accru de développer une PR. Inversement, certaines recherches antérieures suggèrent que les personnes qui adoptent un régime alimentaire sain, comme le régime méditerranéen, seraient moins susceptibles de développer la maladie ; cependant, ces résultats sont remis en cause dans d’autres études. Qu’en est-il réellement?

Globalement, les données concernant la relation entre les habitudes alimentaires et la PR sont encore limitées et conflictuelles. Une équipe de chercheurs iraniens a évalué la relation entre le type de régime alimentaire et le risque de PR.

Les chercheurs ont initié une étude cas-témoins auprès de 50 patients adultes ayant récemment reçu un diagnostic de PR et de 100 contrôles appariés en fonction de l'âge (±5 ans) et du sexe. L'apport alimentaire des individus a été évalué à l'aide d'un questionnaire de fréquence de consommation alimentaire validé, ce qui a permis d'estimer la consommation quotidienne moyenne totale d'énergie, de nutriments et de groupes d'aliments. Un questionnaire abrégé international validé d'autoévaluation de l'activité physique (IPAQ-SF) a également été utilisé pour évaluer les habitudes des participants en matière d'activité physique.

Les chercheurs ont identifié trois schéma alimentaires : le régime occidental (céréales raffinées, viande rouge, viandes transformées, pommes de terre, noix, café, sucreries, huiles végétales, et graisses hydrogénées), le régime sain (céréales complètes, produits laitiers à faible teneur en matières grasses, viande blanche, œufs, fruits, légumes, thé et les huiles végétales), et le régime traditionnel (céréales, céréales complètes, produits laitiers riches en matières grasses, pommes de terre, légumineuses, noix, légumes, thé, sucre et graisses hydrogénées).

Une forte adhésion au régime occidental a été associée à la PR (p = 0,046), tandis que le modèle sain était inversement lié à la PR (p = 0,001). Aucune association significative n'a été observée entre le modèle traditionnel et la PR.

Les auteurs concluent, « Nos résultats ont révélé que les personnes ayant des comportements alimentaires proches du modèle alimentaire occidental sont plus susceptibles de développer la maladie. Cependant, l'adhésion à des habitudes alimentaires saines et équilibrées, riches en céréales complètes, en produits laitiers à faible teneur en matières grasses, en viandes blanches, en œufs, en fruits, en légumes, en thé et en huiles végétales, s'est avérée inversement corrélée au risque de PR. ». « Ces associations devraient à nouveau être testées dans le cadre de futures études de conception longitudinale. »

Cet article a initialement été publié sur MediQuality.