Infections : une cause de cancers non négligeable !


  • Fanny Le Brun
  • Actualités Médicales
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A retenir :

  • Une part importante des cancers est attribuable à des facteurs de risque liés aux modes de vie ou à l’environnement
  • Les infections arrivent à la 5ème place de ces facteurs de risque sachant qu’environ la moitié pourrait être prévenue par un vaccin (HPV et Hépatite B)

 

Une part importante des cancers est attribuable à des facteurs de risque liés aux modes de vie ou à l’environnement, et est donc potentiellement évitable par une suppression ou une réduction « réalisable » de l’exposition à ces facteurs.

Un projet collaboratif, mené par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) et qui a réuni plus de 80 experts des principales institutions de recherche ou de santé publique françaises, avait pour objectif de mesurer les parts de cancers évitables en se basant sur treize facteurs de risque classés cancérogènes certains ou probables.

Il ressort de ce travail qu’en 2015, le nombre de nouveaux cas de cancers estimé chez les adultes âgés de 30 ans et plus était de 346 000 en France métropolitaine, dont 142 000 seraient attribuables aux facteurs de risque liés au mode de vie et à l’environnement étudiés, soit 41% de tous les nouveaux cas de cancer.

Le  tabac est responsable du plus grand nombre de nouveaux cas de cancer puis viennent l’alcool, l’alimentation et le surpoids/obésité. Les infections apparaissent en 5ème position sachant qu’environ la moitié d’entre elles pourrait être prévenue par une vaccination : papillomavirus (HPV) et hépatite B.

Le papillomavirus humain serait responsable de 6 300 cancers en 2015 : 1 800 chez l’homme et 4 500 chez la femme. La vaccination des jeunes filles est recommandée depuis 2007 mais, en 2015, la couverture vaccinale des filles de 16 ans était inférieure à 15%.

Quant à l’hépatite B, elle a causé encore près de 700 cancers du foie en 2015. Seul un quart des enfants était vacciné en 2004 mais depuis 2014, la couverture vaccinale des enfants de six mois est bonne. Quand ces enfants et les générations suivantes atteindront l’âge adulte, ils seront presque tous protégés, d’autant plus que la vaccination contre l’hépatite B fait partie des 11 vaccinations désormais obligatoires chez tous les enfants nés depuis le 1er janvier 2018.

Les professionnels de santé ont un rôle déterminant à jouer auprès de leurs patients pour mener des actions de prévention (repérage et accompagnement au sevrage des addictions, vaccination…)  et pour relayer une information basée sur les données scientifiques.