Infections respiratoires basses : associer la physiothérapie aux médicaments offre une meilleure récupération

  • Marques A & al.
  • Respir Med
  • 1 janv. 2020

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Messages principaux

  • Associer neuf séances de physiothérapie sur 3 semaines à un traitement pharmacologique offre une meilleure récupération des symptômes liés à une infection respiratoire basse (sifflements et crépitements respiratoires, saturation en O2, limitation de l’activité respiratoire…) que le traitement pharmacologique prescrit seul.

Si la physiothérapie a pu être décrite comme efficace sur les symptômes liés aux infections respiratoires basses, la plupart des études n’étaient pas contrôlées ou ont été conduites chez des patients sévèrement atteints. Aussi, une équipe portugaise a mené un protocole formalisé de physiothérapie auprès d’une cohorte rassemblant plusieurs types d’infection respiratoire basse (pneumonie, bronchite, exacerbation d’une pathologie respiratoire chronique…). Elle a comparé son intérêt en association au traitement pharmacologique recommandé, par rapport à ce dernier administré seul.

Exercices de respiration et d’entraînement, et éducation

L’étude a été menée dans un hôpital portugais auprès de patients adultes qui présentaient une toux et au moins un autre symptôme (expectorations, dyspnée, douleur) associés à une infection respiratoire basse. Ainsi, 97 patients (55 ans, 28,5% d’hommes, IMC 27 kg/m²) ont été randomisés entre un traitement pharmacologique conforme aux recommandations seul, ou associé à la physiothérapie (9 séances d’environ 1 heure sur 3 semaines). Les séances de physiothérapie comportaient environ 25 minutes de techniques respiratoires et de désencombrement bronchique, 25 minutes d’entraînement au niveau thoracique (mobilité, expansion…) et d’endurance (marche et vélo), ainsi que 10 à 15 minutes d’éducation et de proposition d’exercices à domicile. 

La plupart des patients inclus présentaient une bronchite ou une pneumonie (48% et 30% respectivement). Les différentes mesures réalisées ont été menées à l’inclusion puis à l’issue des trois semaines. Les patients des 2 groupes présentaient alors significativement moins de sifflements et de crépitements par respiration. Cependant, ces chiffres étaient plus faibles dans le groupe physiothérapie que dans l’autre. Par ailleurs, le taux de saturation en oxygène, la distance de marche sur 6 minutes, la limitation des activités liées à la dyspnée étaient améliorées dans les deux groupes, mais de façon plus importante dans le groupe physiothérapie.

Une étude équivalente menée cette fois par typologie d’infection respiratoire serait intéressante à mener, ainsi qu’une mesure des différents paramètres de façon régulière entre l’inclusion et la fin de l’épisode.