Incendie criminel d’un second centre de traitement d’Ebola en République démocratique du Congo


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Médecins Sans Frontières (MSF) a suspendu ses activités dans l’épicentre de la flambée d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), à Butembo et à Katwa, après la survenue d’un incendie criminel d’un centre de traitement d’Ebola de MSF dans la région de Butembo. L’attaque s’est produite le mercredi 27 février, quelques jours seulement après l’incendie partiel d’un centre de traitement d’Ebola soutenu par MSF à Katwa. 

Dans un communiqué, Hugues Robert, le responsable des programmes d’urgences pour MSF, a déclaré que l’organisation avait fait évacuer son personnel de la région pour assurer sa sécurité en attendant que soit menée une analyse approfondie des risques liés à la poursuite de la prestation de soins médicaux sur place. « Au vu de ces deux événements violents, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre nos activités jusqu’à nouvel ordre. En tant qu’intervenants médicaux, il est très douloureux de devoir laisser derrière des patients, leur famille et d’autres membres de la communauté à un moment aussi critique de la riposte à Ebola », a-t-il déploré. 

Cette attaque s’est produite alors que les chiffres montrent qu’au 24 février 2019, 872 cas de maladie à virus Ebola avaient été rapportés dans 19 zones sanitaires de la RDC, dont 807 cas confirmés et 65 cas probables. Un total de 548 décès avaient été rapportés, dont 483 décès parmi les cas confirmés. 69 agents de santé ont été infectés, dont 21 sont décédés.