Incapacité liée à la SEP : les taux plasmatiques de chaînes légères des neurofilaments prédisent le risque d’aggravation

  • Neurology
  • 20 mai 2020

  • Par Susan London
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les patients atteints d’une sclérose en plaques (SEP), dont les taux plasmatiques de chaînes légères des neurofilaments (des protéines) sont plus élevés, pourraient présenter un risque accru de progression de leur incapacité.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une prédiction précise de l’évolution clinique de la maladie à l’aide de ce test pourrait aider à guider l’accompagnement des patients, leur traitement et la planification des soins.
  • Éditorial : les résultats confirment la valeur pronostique de ce biomarqueur, mais certaines questions subsistent, notamment sur la manière de concilier les tests et d’établir des valeurs seuils globales.  

Principaux résultats

  • Le taux médian à l’inclusion de chaînes légères des neurofilaments était 52 % plus élevé chez les patients atteints d’une SEP, par rapport aux participants non affectés (11,4, contre 7,5 pg/ml ; P 
  • Avec un suivi médian de 5 ans, un taux élevé pour ce biomarqueur utilisant divers seuils centiles avec stratification par âge (80 %, 95 %, 99 %) a été associé à des taux corrigés plus élevés :
    • d’aggravation du score à l’échelle étendue d’évaluation de l’incapacité (Expanded Disability Status Scale, EDSS) en l’espace d’un an : 1,40–1,65 ;
    • d’obtention durable d’un score à l’échelle EDSS de 3,0 : 1,50–1,55 ;
    • d’obtention durable d’un score à l’échelle EDSS de 4,0 : 1,46–1,60.
  • Aucune association significative cohérente n’a été observée concernant l’obtention durable d’un score à l’échelle EDSS de 6,0 et la conversion vers une SEP progressive secondaire.

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte longitudinale a été menée auprès de 4 385 patients adultes en Suède atteints d’une SEP (principalement récurrente-rémittente) et de 1 026 participants non affectés, issus de la population, sélectionnés de manière aléatoire et appariés selon le sexe et l’âge.
  • Critères d’évaluation principaux : la progression de l’incapacité.
  • Financement : Conseil suédois de la recherche ; Biogen ; autres.

Limites

  • Variabilité et chevauchement des taux entre les patients et les participants non affectés et en fonction du sous-type de SEP.
  • Les comorbidités n’ont pas pu être prises en compte.
  • Aucune donnée d’imagerie par résonance magnétique (IRM) à long terme.
  • Faible nombre de patients ayant atteint des stades d’incapacité.