Impact du type de vaccin sur la durabilité des anticorps contre le VIH


  • Heather Mason
  • Actualités Médicales
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Une étude publiée dans Scientific Reports compare l'impact des vaccins anti-VIH type MVA ( souche Ankara modifiée) par rapport aux vaccins boostés par des protéines sur la production d’anticorps des personnes non infectées.

La cinétique de disparition des anticorps spécifiques de l'antigène et des sous-classes d'immunoglobulines ont été analysées selon un modèle à effets mixtes, à partir des données issues de 10 essais vaccinaux recueillies 2 semaines à 10 ans après la vaccination contre le VIH-1. Au total, 8.380 mesures individuelles ont été recueillies auprès de 557 participants.

Les IgG ou IgG3 sériques ont été caractérisées à différents moments suivant la vaccination à partir de leur capacité de liaison à un panel de protéines Env VIH conventionnel comprenant : gp120, gp140, gp41, et la région V1V2 de la gp120. Les réponses en présence de gp140 ont été les plus importantes et les plus fréquentes, suivies par celles relatives aux gp41, gp120, et V1V2. La présence des IgG spécifiques de la gp120 était de courte durée et n’a pas été identifiée 6 mois après la vaccination.

Les vaccins boostés type AMV (essai HVTN 094 ou 205) ont conduit à des anticorps spécifiques de la gp120 de durée de vie plus longue, mais avec une amplitude du pic de réponse plus faible que dans les protocoles vaccinaux boostés par des protéines (essais HVTN 097 ou 105). Cependant, les vaccins boostés par les protéines ont offert une réponse moyenne en anticorps antigp120 plus longue.

La transcriptomique des cellules B spécifiques de la gp120 dans les deux types de vaccins a également été réalisée afin de comprendre les voies associées aux cellules B qui sous-tendent la ‘durabilité’ de ces différents anticorps. Cette analyse a mis en évidence un pic (2 semaines après la dernière vaccination) associé à l'activation des CD19, CD40 et FCRL2-5 ainsi qu'une signalisation accrue des récepteurs des cellules B. Des analyses supplémentaires ont révélé la contribution de la voie des récepteurs de type RIG-I et de gènes tels que SMAD5 et IL-32 dans ce mécanisme de durabilité.

La séropositivité/réactivité induite par le vaccin contre le VIH, la cinétique des anticorps spécifiques de l'antigène et les sous-classes d'immunoglobulines sont nécessaires pour justifier la conception de vaccins anti-VIH-1 ayant une durabilité suffisante chez les personnes non infectées par le VIH. Il est nécessaire de poursuivre les recherches sur les régimes protéiques MVA+, notamment en testant les immunogènes permettant d’améliorer l'ampleur et la durée de réponses des anticorps.