IDWeek 2020 — COVID-19 : diagnostics et traitements en Amérique latine


  • Kara Gilbert
  • Actualités des congrès
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Onze des 15 pays ayant le taux de mortalité le plus élevé au monde se trouvent en Amérique latine ou dans les Caraïbes. Clovis Arns de Cunha, docteur en médecine, président de la Société brésilienne des maladies infectieuses et professeur à l’Université fédérale du Paraná au Brésil, a abordé les problèmes autour du diagnostic de l’infection à SARS-CoV-2 en Amérique latine. Les tests eux-mêmes sont difficiles à obtenir, et des tests diagnostiques insuffisants constituent un problème majeur.

Les pays d’Amérique latine n’ont pas pu rivaliser avec les États-Unis et l’Europe pour l’achat de kits d’amplification en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR) à la Chine et à la Corée. Le test PCR constitue le meilleur outil diagnostique au cours de la première semaine suivant le début des symptômes, mais sa diffusion en Amérique latine reste difficile. En outre, les marqueurs sérologiques les plus sensibles, CLIA et ECLIA, qui sont les plus efficaces au-delà de deux semaines après le début des symptômes, ne sont pas largement disponibles en Amérique latine où de nombreux patients n’ont pas accès au système de santé publique.

La détection de l’hypoxémie silencieuse chez les patients symptomatiques atteints du COVID-19 peut sauver des vies ; par conséquent, le Pr Cunha se réjouit de la mise en œuvre du programme qui a permis la distribution de 100 000 oxymètres numériques dans des centaines de villes au Brésil, ciblant les populations vulnérables.