IDWeek 2019 — Le traitement antirétroviral par inhibiteurs de la protéase et de l’intégrase est associé au risque le plus élevé de diabète


  • Devona Williams, Pharm.D.
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • Le traitement antirétroviral (TAR) par inhibiteurs de l’intégrase et de la protéase, par rapport aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, augmente le risque de diabète chez les personnes vivant avec le VIH (PVAV).

Pourquoi est-ce important ?

  • Le choix du TAR pour les PVAV peut affecter les résultats secondaires de santé, tels que le diabète, et est un facteur important à prendre en compte lors de l’instauration du traitement.

Protocole de l’étude

  • Les adultes commençant un TAR dans le cadre de l’étude Collaboration de la cohorte SIDA nord-américaine sur la recherche et la conception (NA-ACCORD) entre 2007 et 2016 ont été analysés.
  • Le critère d’évaluation principal pour mesurer l’incidence du diabète était défini par l’HbA1c ou les médicaments liés au diabète.

Principaux résultats

  • Les patients sous inhibiteurs de la protéase présentaient également un risque plus élevé de diabète incident (RR = 1,25 ; IC : 1,05–1,49).
  • Le raltégravir était associé au risque incident le plus élevé de diabète (RR = 1,5 ; IC : 1,11–2,03).
  • Aucune augmentation statistiquement significative du risque de diabète incident n’a été observée chez les patients prenant des inhibiteurs de l’intégrase et des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase (RR = 1,22 ; IC : 0,95–1,57).

Limites

  • L’exposition au médicament n’a pas été randomisée.
  • Les inhibiteurs de l’intégrase ont fait l’objet d’un suivi plus court, par rapport aux autres classes de médicaments.