Identifier et traiter les fistules entre l’urètre et la symphyse pubienne après radiothérapie pour le cancer de la prostate

  • Univadis Clinical Summaries
  • J Urol.

  • Par Dawn O'Shea
  • Résumés d'articles
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À retenir
  • Un indice élevé de suspicion de fistule entre l’urètre et la symphyse pubienne (urosymphyseal fistulae, USF) est indiqué chez les patients irradiés, en particulier chez ceux qui ont reçu un traitement pour une contracture du col de la vessie ou une sténose de l’urètre prostatique. 
  • Bien que la chirurgie pour USF soit associée à une morbidité élevée, à un risque élevé de mortalité et à un temps de récupération prolongé, la prise en charge chirurgicale aboutit à une amélioration immédiate et significative des symptômes.


Conception de l’étude

  • Les caractéristiques à la présentation, l’approche thérapeutique et les résultats ont été collectés chez 16 patients traités pour une fistule entre l’urètre et la symphyse pubienne (USF) entre janvier 2011 et avril 2014 après traitement pour un cancer de la prostate. 
  • Le diagnostic d’USF a été confirmé par IRM.


Principaux résultats

  • Tous les patients présentaient des douleurs chroniques et invalidantes dans la région pubienne, pelvienne ou l’aine. 
  • Tous les patients avaient eu une radiothérapie comme traitement primaire (n = 8) ou après une prostatectomie (n = 8). 
  • 31,3 % avaient reçu des associations de curiethérapie, radiothérapie externe et/ou cryothérapie. 
  • 13 (81,3 %) ont développé une contracture du col de la vessie dont la prise en charge a entraîné une fuite urinaire menant à l’USF. 
  • 1 patient (sur 16) a été pris en charge avec succès par un traitement conservateur. 
  • 15 patients (sur 16) ont subi une résection chirurgicale du trajet fistuleux et de la partie relevant de la symphyse pubienne, et une épiplooplastie suivie d’une reconstruction lorsque cela était possible. 
  • La reconstruction a été possible dans 46,7 % des cas grâce à une prostatectomie radicale de secours et à une cystoplastie de substitution/augmentation. 
  • 53,3 % des patients ont subi une cystectomie avec dérivation urinaire de type conduit iléal. 
  • Tous les patients ont vu leurs symptômes disparaître, avec une résolution presque immédiate de la douleur.