Identification d’un nouveau groupe à risque dans le cancer de la peau

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« Les médecins travaillant avec des hommes des minorités sexuelles, particulièrement des hommes de couleur, doivent envisager d’interroger ces patients sur leur recours au bronzage artificiel pendant les examens cliniques de routine. »

C’est ce qu’indique Aaron Blashill, auteur de la nouvelle étude publiée dans la revue JAMA Dermatology, qui met en avant un recours important au bronzage artificiel chez les adolescents noirs de sexe masculin non hétérosexuels.

Pour obtenir ces résultats, le chercheur de l’Université d’État de San Diego (San Diego State University) a étudié les données provenant de l’enquête sur les comportements à risque chez les jeunes de 2015 (Youth Risk Behavior Survey) réalisée aux États-Unis. Il a découvert que le recours au bronzage artificiel chez les jeunes noirs de sexe masculin non hétérosexuels était presque équivalent à celui des femmes blanches hétérosexuelles.

« De nombreuses personnes pensent souvent que le bronzage artificiel est uniquement utilisé pour obtenir une peau plus foncée. L’idée selon laquelle un individu à la peau noire bronzerait est donc difficile à appréhender », a-t-il expliqué. « Mais si l’on considère le bronzage artificiel comme une méthode de détente, les résultats prennent alors tout leur sens. » On pense qu’une exposition aux UV peut induire une relaxation, médiée par la libération d’opioïdes naturels. Il est possible que les hommes noirs non hétérosexuels aient recours au bronzage artificiel pour tenter de soulager leur détresse psychologique. 

Selon M. Blashill, il est important de comprendre l’origine d’un tel comportement dans cette population, afin de développer des campagnes de prévention du cancer de la peau et d’éducation ciblant ce nouveau groupe émergent à haut risque.