ICACT : Cholangiocarcinome de stade avancé: « primum non nocere »

  • Dr Dominique-Jean Bouilliez

  • JIM Actualités des congrès
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L'épidémie d'obésité a considérablement augmenté le risque de cholangiocarcinome, une pathologie souvent découverte très tardivement et au pronostic péjoratif. Une équipe mexicaine suggère qu'une radiothérapie de courte durée (35,5Gy en 14 fractions durant 2 semaines) en adjuvant, avec association ou non d'une chimiothérapie, pourrait allonger la survie avec une toxicité acceptable. Dans cette étude rétrospective, 28 patients (dont 6 stade II, 13 stade III et 9 stade IV) ont été traités soit par radiothérapie seule (groupe 1 ; n = 17), soit par radiochimiothérapie (groupe 2 ; n = 11). Aucun cas de toxicité de grade III ou IV n'a été rapporté. La survie médiane pour l'ensemble des patients était de 14,5 mois (intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 3,3 à 25,8). Plus précisément, les survies étaient de 19,3 mois (IC95 de 10,7 à 27,8) dans le premier groupe et de 10,2 mois (IC95 de 3,6 à 16,8) dans le second, sans différence significative entre les deux groupes de traitement. Ce traitement non conventionnel utilisant une courte radiothérapie associée ou non à une chimiothérapie pourrait ainsi être intéressant dans ce groupe de population. L'intérêt d'associer ou non une chimiothérapie reste à préciser.