ICAAC : Un nouvel antibiotique conçu pour surmonter une multirésistance médicamenteuse peut constituer un traitement efficace contre l'agent pathogène de la tularémie, susceptible d'être utilisé dans le cadre d'attaques bioterroristes


  • RSi Communications
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Des chercheurs américains ont rapporté que la plazomicine, un nouvel antibiotique conçu pour surmonter une multirésistance médicamenteuse, pouvait traiter une forme mortelle de la tularémie dans un modèle animal (primates) de la maladie. Les résultats de leurs travaux ont été présentés à la conférence ICAAC, qui s'est tenue en septembre à Denver (États-Unis). 

La tularémie pneumonique est une maladie grave, souvent mortelle, provoquée par l'inhalation de la bactérie Francisella tularensis.  Très répandu dans l'environnement, l'agent pathogène est notamment transporté par des vecteurs animaux et est également présent dans les sols et dans l'eau. Il peut provoquer des infections cutanées par simple contact avec des sols contaminés, des morsures d'animaux ou des piqûres de tiques. La forme pneumonique de la maladie, provoquée par l'inhalation de bactéries dans les poumons, est associée à un taux de mortalité supérieur à 50 % en l'absence de traitement.  Un nombre très faible de bactéries (10 ou moins) suffit à induire la maladie par inhalation.

Les études mentionnées lors de la conférence ICAAC ont été menées via un modèle animal de la tularémie (primates non humains). Parmi les animaux infectés par l'agent pathogène, tous ceux qui avaient été traités par plazomicine (à des dosages divers, sur des durées différentes, voire avec un début de traitement 24 heures après l'apparition de la fièvre) ont survécu. En 10 jours, tous les animaux non traités ont été emportés par la tularémie pneumonique.