IAS COVID-19 2021 — L’origine du SARS-CoV-2

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À retenir

  • Depuis le début de l’épidémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), l’origine du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) fait débat de manière continue.
  • Pr Linfa Wang, PhD, de la faculté de médecine Duke-NUS à Singapour, a abordé les hypothèses actuelles et alternatives concernant les origines du SARS-CoV-2, ainsi que les méthodes de surveillance potentielles chez l’homme et l’animal.
  • Il a également présenté un kit de dépistage innovant très spécifique basé sur le test de neutralisation du virus de substitution (Surrogate Virus Neutralization Test, sVNT) pour le SARS-CoV-2.

Points clés

  • Il est désormais admis que le SARS-CoV-2 n’est pas un virus fabriqué par l’homme et qu’il est peu probable qu’il provienne d’une fuite accidentelle survenue dans un laboratoire.
  • Bien que la chauve-souris soit probablement l’hôte réservoir du SARS-CoV-2, l’hôte intermédiaire impliqué dans le transfert du virus de l’animal à l’homme n’a pas encore été identifié.
  • Depuis le début de l’épidémie, la possibilité que le marché de fruits de mer Huanan (Wuhan, Chine) ait joué un rôle dans l’origine et/ou la propagation du virus a été évoquée.
    • Contrairement à ce que l’on a pu croire, on sait désormais que la première personne infectée à avoir été identifiée n’avait eu aucun contact avec ce marché.
    • À la lumière de cette information, la nouvelle hypothèse est que ce marché ait pu être le lieu d’un franchissement de la barrière d’espèce dans l’autre sens (appelé spillback), c’est-à-dire que des humains auraient ramené le virus au marché, où il aurait été transmis et amplifié par le biais des animaux, avant d’être à nouveau transmis à l’homme.
  • Il est également possible que le SARS-CoV-2 soit apparu en dehors de la Chine.
  • Certains rapports suggèrent que des infections à SARS-CoV-2 sont survenues chez l’homme en Italie, en Espagne, en Asie et en Afrique avant décembre 2019.
  • La meilleure approche pour la surveillance des infections à SARS-CoV-2 demeure controversée.
    • Actuellement, l’amplification en chaîne par polymérase et le séquençage de nouvelle génération sont des moyens efficaces de détecter le virus.
    • L’utilité de la surveillance guidée par l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (Angiotensin-Converting Enzyme 2, ACE2), utilisée dans certaines publications, est limitée en raison de la capacité ou de l’incapacité des souches virales à utiliser le récepteur ACE2.
    • Le test de neutralisation du virus est la référence en termes de détection d’anticorps neutralisants spécifiques au virus, mais il nécessite de manipuler le virus vivant et d’appliquer des mesures de biosécurité de niveau 3, et, par-dessus tout, il est coûteux et nécessite énormément de temps pour obtenir des résultats moins reproductibles.
  • Le groupe du professeur Wang a inventé un nouveau sVNT du SARS-CoV-2 qui ne nécessite pas de cellules du virus vivant et qui peut être réalisé en une heure dans une plaque multipuits pour dosage d’immunoadsorption par enzyme liée (ELISA).
    • Ce kit de dépistage, appelé cPass, est le premier et le seul test de ce type à avoir été autorisé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA), et il est maintenant disponible sur le marché pour la détection des anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2, après l’infection et la vaccination.
    • cPass fonctionne indépendamment des espèces et peut être utilisé chez l’homme comme chez l’animal.