Huile de coco : effets néfastes confirmés

  • Neelakantan N & al.
  • Circulation
  • 10 mars 2020

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Les données issues d’une récente revue de la littérature et méta-analyses de 16 essais cliniques publiées dans la revue Circulation va à l’encontre de l’image positive encore trop souvent véhiculée par le grand public concernant l’huile de coco. Cette méta-analyse montre que la consommation l’huile de coco augmente les taux de LDL-cholestérol sans pour autant améliorer la glycémie ou les marqueurs de l’inflammation. Ainsi, aucun avantage sur la santé n’a pu être prouvé et son impact sur l’augmentation du LDL-cholestérol et des facteurs de risque cardiovasculaires mérite la prudence et le choix d’autres huiles de cuisson qui ont confirmé leurs bienfaits.

Pourquoi ces résultats sont intéressants ?

Dans de nos sociétés occidentales, soutenue par un marketing de masse, l’huile de coco a acquis auprès d’un large public l’image d’un « produit naturel sain ». Un éditorial de la revue Circulation souligne que« la contribution de l’huile de coco à l’augmentation des maladies cardiovasculaire ne devrait pas être remise en cause du fait de sa composition en acides gras saturés qui augmente les concentrations en LDL-cholestérol ». La publication décrite ici est intéressante car elle s’appuie sur une approche quantitative plutôt que descriptive en évaluant toute une série de critères en lien avec la santé métabolique et cardiovasculaire. Si l’augmentation des taux de HDL-cholestérol peut être « déroutante », elle est limitée et n’est pas associée à un « bénéfice clinique ». Par ailleurs, le régime alimentaire des habitants des tropiques ne peut être comparé à celui des occidentaux, notamment par leur plus forte consommation en poisson et moindre consommation en aliments transformés. 

Méthodologie

Une revue de la littérature des essais publiés jusqu’en juin 2019 a été réalisée, ainsi qu’une méta-analyse des données. Les études comparaient l’huile de coco aux huiles végétales les plus courantes comme l’huile de soja, d’olive, de carthame et de canola. 

Principaux résultats

Au global, 16 publications (n=730 patients) ont été retenues pour la méta-analyse. Tous les essais ont mesuré les taux de lipides sanguins, huit le poids, cinq le pourcentage de masse grasse, quatre le tour de taille, quatre le taux de glucose à jeun et cinq la protéine C réactive. La plupart des sujets étaient en bonne santé ou avaient un taux de cholestérol normal.

Les analyses ont mis en évidence que par rapport à la consommation d’autres huiles végétales, la consommation d’huile de coco était associée à une augmentation significative des taux de LDL-cholestérol de 10,47 mg/dL (I2=84%, n=16), et de HDL-cholestérol de 4,00 mg/dL (I2=72%, n=16). Un constat qui persistait même après l’exclusion des essais non randomisés et les essais de faible qualité (score de Jadad

Limites

Forte hétérogénéité entre les études.