Hépatite : L’essentiel du mois de juin 2016

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Les meilleures nouvelles données probantes du mois sur l’hépatite, juin 2016

Même en cas de prophylaxie adéquate, 10 à 30 % des nourrissons nés de mères hautement virémiques contractent une infection par le VHB. Même si des études antérieures ont abouti à des résultats contradictoires, cette étude indique que le ténofovir peut réduire le taux de transmission de plus de deux tiers Lire la suite.

Certains traitements contre le VHC se sont révélés décevants en situation réelle, par rapport aux essais cliniques, mais les études en situation réelle portant sur le lédipasvir/sofosbuvir ont montré des taux de réponse virologique soutenue de 94–98 %, par rapport à 94–99 % lors des essais cliniques ION-1 et ION-3 Lire la suite.

Une méta-analyse de 12 études observationnelles a indiqué des taux plus élevés d’hypothyroïdie et des taux accrus de trois anticorps associés à la thyroïde chez les personnes porteuses du VHC et naïves de tout traitement, ce qui suggère que les cliniciens devraient surveiller la fonction thyroïdienne chez ces patients Lire la suite.

[consulter l’essentiel du mois de mai sur l’hépatite]
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Le ténofovir prévient la transmission du VHB

Source : N Engl J Med                                                                              PubMed Abstract

Principaux résultats

  • Les mères du groupe TDF étaient plus susceptibles d’avoir atteint les taux cibles d’ADN du VHB < 200 000 UI/ml à l’accouchement, par rapport aux témoins (68 % contre 2 % ; P < 0,001).
  • Le taux de transmission de la mère à l’enfant 28 semaines après l’accouchement était significativement inférieur dans le groupe TDF, par rapport aux témoins, dans l’analyse en intention de traiter (5 % contre 18 % ; P = 0,007) et dans l’analyse conforme au protocole (0 % contre 7 % ; P = 0,01).
  • Les profils de sécurité d’emploi chez la mère et le nourrisson étaient similaires entre les groupes, notamment pour les taux de malformations congénitales (2 % contre 1 % ; P = 1,00), bien qu’un nombre plus élevé de mères appartenant au groupe TDF aient présenté une élévation du taux de créatine kinase (7 % contre 0 % ; P = 0,006).
  • Après l’arrêt du traitement par TDF, les élévations du taux d’alanine aminotransférase au-dessus de la normale étaient significativement plus fréquentes dans le groupe TDF que chez les témoins (45 % contre 30 % ; P = 0,03).
  • Les résultats sérologiques chez la mère n’ont pas différé de manière significative entre les groupes.

Conception de l’étude

  • Étude chinoise en ouvert et multicentrique portant sur 200 femmes enceintes positives pour l’antigène e de l’hépatite B et présentant un taux d’ADN du VHB > 200 000 UI/ml, qui ont été affectées de manière aléatoire aux soins habituels ou à un traitement par TDF à compter de la 30e à la 32e semaine de gestation jusqu’à 4 semaines après l’accouchement.
  • Les participantes ont été suivies jusqu’à 28 semaines après l’accouchement ; tous les nourrissons ont reçu une immunoprophylaxie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Malgré l’administration d’une immunoprophylaxie adéquate, environ 10 à 30 % des nourrissons nés de mères hautement virémiques contractent une infection par le VHB.
  • Des études antérieures portant sur un traitement antiviral durant la grossesse ont abouti à des résultats contradictoires.

L’efficacité du lédipasvir/sofosbuvir dans le VHC

Source : Am J Manag Care                                                                        PubMed Abstract

Principaux résultats

  • Après 12 semaines, les taux de RVS obtenus dans des études en situation réelle se situaient entre 94 et 98 %, des résultats supérieurs aux taux de RVS obtenus lors des essais ION-1 et ION-3 (94 % et 95–99 % avec respectivement 8 et 12 semaines de traitement sans ribavirine).
  • Dans l’essai ION-3, le coût moyen d’une RVS était de 84 989 USD ; le coût était plus élevé chez les patients atteints d’une cirrhose compensée que chez ceux n’en étant pas atteints (101 204 USD contre 81 668 USD).
  • Dans la population combinée des essais TARGET/TRIO, le coût moyen d’une RVS était de 84 770 USD, avec des coûts respectifs de 101 380 USD et 81 368 USD chez les patients atteints d’une cirrhose compensée et chez ceux n’en étant pas atteints.

Conception de l’étude

  • Analyse combinée des données d’une étude en situation réelle, multicentrique, prospective et observationnelle (HCV-TARGET ; n = 1 270) et d’une base de données rétrospective de patients traités pour le VHC (TRIO Network ; n = 895).
  • Les données des études cliniques ION-1 (n = 1 870) et ION-3 (n = 647) ont été utilisées pour établir la comparaison.
  • Le coût par réponse virologique soutenue (RVS) comprenait le schéma thérapeutique, la prise en charge des événements indésirables et le coût de surveillance du traitement pendant un an.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients des essais cliniques sont sélectionnés à l’aide de critères stricts et font l’objet d’une surveillance attentive, ce qui conduit souvent à des disparités par rapport aux résultats obtenus en situation réelle.
  • Ces données confirment le caractère généralisable et prédictible des RVS et le coût par RVS chez les patients recevant un traitement par LDV/SOF dans le cadre du VHC.
  • Un recours accru au schéma thérapeutique sur 8 semaines chez les patients non cirrhotiques et naïfs de tout traitement en cas de charge virale < 6 millions d’UI/ml augmenterait probablement l’efficacité du traitement.

Le VHC associé à des troubles thyroïdiens

Source : J Gastrointestin Liver Dis                                                              Free Full Text

Principaux résultats

  • Par rapport à des patients témoins, les patients du groupe VHC se caractérisaient par une plus forte prévalence de l’anticorps antithyroglobuline (RC = 2,40 ; IC à 95 % : 1,85–3,13), de l’anticorps antithyroperoxydase (RC = 1,96 ; IC à 95% : 1,19–3,23) et de l’anticorps antimicrosome thyroïdien (RC = 1,86 ; IC à 95 % : 1,17–2,96).
  • La prévalence de l’hypothyroïdie s’est révélée significativement plus élevée dans le groupe VHC que chez les patients témoins (RC = 3,10 ; IC à 95 % : 2,19–4,40 ; I2 = 0 %).
  • La prévalence de l’hyperthyroïdie était similaire entre les groupes (RC = 1,10 ; IC à 95 % : 0,77–1,57 ; I2 = 0 %).

Conception de l’étude

  • La revue systématique et la méta-analyse de 12 études observationnelles portant sur 1 735 patients infectés par le VHC et naïfs de tout traitement par interféron et de 1 868 patients témoins non infectés en France, en Espagne, en Italie, en Chine, au Japon et au Brésil.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de la première étude à confirmer l’association entre VHC chronique et troubles thyroïdiens chez les patients naïfs de tout traitement par interféron.
  • Le VHC chronique a été associé à une prévalence presque doublée des anticorps antithyroïde et à une prévalence triplée de l’hypothyroïdie, par rapport aux patients témoins.