Hémorragie intracérébrale : l’utilisation d’ISRS est associée au risque de récidive

  • Kubiszewski P & al.
  • JAMA Neurol
  • 31 août 2020

  • Par Susan London
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les survivants d’une hémorragie intracérébrale (HIC) présentant une dépression traitée par des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont plus susceptibles de présenter une récidive.
  • Ils sont également plus susceptibles de présenter une résolution de leur dépression.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats suggèrent la possibilité d’un médicament personnalisé au vu de la disponibilité d’autres classes d’antidépresseurs.

Principaux résultats

  • 21,9 % des survivants ont continué ou commencé à prendre des ISRS pendant le suivi.
  • Les survivants exposés à des ISRS, par rapport à ceux n’y étant pas exposés, avaient une probabilité plus élevée (rapport de risque de sous-distribution [RRs] ; IC à 95 %) de :
    • récidive de l’HIC : 1,31 (1,08–3,59) ;
    • rémission de la dépression post-HIC : 1,53 (1,12–2,09).
  • Résultats similaires dans le cadre de l’appariement selon les scores de propension.
  • Une dose élevée, par rapport à une dose faible d’ISRS, entraîne :
    • un risque plus élevé de récidive de l’HIC (P = 0,02) ;
    • une probabilité similaire de rémission de la dépression (P = 0,32).
  • Le risque de récidive en cas d’exposition à des ISRS a différé (P = 0,008) en fonction du risque à l’inclusion (RRs ; IC à 95 %) :
    • Présence d’un risque de récidive élevé : 1,79 (1,22–2,64).
    • Absence de risque de récidive élevé : 1,20 (1,01–1,42).
  • Le bénéfice des ISRS en ce qui concerne la rémission de la dépression n’a pas différé en fonction du risque de récidive.

Méthodologie

  • Une étude de cohorte prospective a été menée aux États-Unis auprès de 1 279 patients présentant une HIC primaire dans un centre de soins tertiaires et qui sont sortis du centre en vie.
  • Critère d’évaluation principal : la récidive de l’HIC et la sévérité de la dépression au cours du suivi d’une durée médiane de 53,2 mois.
  • Un risque élevé de récidive à l’inclusion impliquait la présence de l’un ou de plusieurs des facteurs suivants : une HIC lobaire, des antécédents d’HIC, une origine ethnique noire ou hispanique, le statut de porteur du gène APOE ε2 ou ε4.
  • Financement : Instituts nationaux américains de la santé (National Institutes of Health, NIH).

Limites

  • Étude non randomisée.
  • Observance des patients inconnue.
  • Puissance statistique limitée pour certains sous-groupes.