Grippe et pneumonie : l’essentiel du mois de mars 2017

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Les 4 études essentielles de ce mois-ci sur la grippe et la pneumonie, sélectionnées parmi 279 études évaluées par des pairs

1. Selon une méta-analyse de 25 essais randomisés contrôlés incluant 11 000 patients, une supplémentation quotidienne ou hebdomadaire de vitamine D a réduit de manière significative les cas d’infection respiratoire aiguë. L’effet a été constaté en particulier, mais pas seulement, chez les personnes dont les taux de vitamine D à l’entrée dans l’étude étaient très faibles. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue BMJ.

2. Une étude de cohorte observationnelle internationale en population ainsi qu’une méta-analyse n’ont pas permis de découvrir de risque accru de résultats indésirables chez les nouveau-nés exposés à des inhibiteurs de la neuraminidase durant la grossesse. L’étude portait sur 5 824 nourrissons exposés et 692 232 nourrissons non exposés. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue BMJ.

3. Selon une revue systématique de 221 études (58 randomisées), des interventions sont efficaces pour réduire en toute sécurité l’usage inutile d’antibiotiques chez les patients hospitalisés. Les interventions de facilitation et de restriction ont été associées de manière indépendante à une observance accrue des politiques relatives aux antibiotiques. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de Cochrane Database Syst Rev.

4. La pneumonie est fréquente après des fractures de plusieurs côtes et est fortement associée à la mortalité. Bien que l’incidence de la pneumonie après des fractures mineures de côtes isolées se soit révélée faible, le risque des patients était multiplié par près de 9 par rapport aux patients témoins. Consulter ci-dessous notre résumé synthétique de l’article tiré de la revue BMJ. 

 
1

Prévention des infections respiratoires aiguës : « une nouvelle indication majeure pour la supplémentation de vitamine D »


Source : BMJ

À retenir 
  • Une supplémentation quotidienne ou hebdomadaire a réduit de manière significative le risque d’infection respiratoire aiguë, en particulier, mais pas seulement, chez les personnes ayant des taux très faibles de vitamine D à l’entrée dans l’étude.
Principaux résultats
  • 25 essais randomisés contrôlés (ERC ; 10 933 participants).
  • Dans l’ensemble, une supplémentation a réduit de manière significative le risque d’infection respiratoire aiguë (RC corrigé [RCc] : 0,88 ; valeur P d’hétérogénéité < 0,001).
  • L’analyse des sous-groupes a révélé un fort effet protecteur de la supplémentation chez ceux qui avaient des taux de 25-hydroxyvitamine D circulante à l’entrée dans l’étude inférieurs à 25 nmol/l (RCc : 0,58 ; P = 0,002).
  • Une supplémentation quotidienne ou hebdomadaire sans bolus supplémentaire s’est révélée avoir un effet protecteur (RCc : 0,81 ; P < 0,001 au sein des sous-groupes).
  • Avec ces traitements, même les participants ayant des concentrations plus élevées de 25-hydroxyvitamine D à l’entrée dans l’étude ont retiré un bénéfice (RCc : 0,75 ; valeur P d’interaction = 0,006).
  • Les réactions indésirables ont été rares.
Conception de l’étude
  • Revue systématique et méta-analyse de données individuelles de participants provenant d’ERC sur une supplémentation de vitamine D pour la prévention des infections respiratoires aiguës.
  • Financement : Institut national pour la recherche en matière de santé (National Institute for Health Research).
Pourquoi est-ce important ?
  • Les résultats plaident en faveur de l’introduction de mesures en matière de santé publique comme l’enrichissement des aliments, en particulier dans les environnements où il est courant d’observer des carences marquées.

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2

Antiviraux contre la grippe : la plus grande étude à ce jour confirme leur sécurité d’emploi durant la grossesse

 



Source : BMJ

À retenir
  • Aucun risque accru de résultats indésirables ou de malformations congénitales chez les nouveau-nés ayant été exposés à des inhibiteurs de la neuraminidase durant la grossesse.
Principaux résultats
  • 5 824 nourrissons exposés et 692 232 nourrissons non exposés.
  • 74 % des mères exposées ont reçu de l’oséltamivir.
  • L’exposition à des inhibiteurs de la neuraminidase n’a pas été associée à des risques accrus pour les résultats étudiés, mais à un risque réduit de faible poids à la naissance (RC corrigé : 0,77).
Conception de l’étude 
  • Méta-analyse et étude de cohorte observationnelle, en population et internationale.
  • Les risques de résultats défavorables à la naissance associés à l’utilisation de l’oséltamivir ou du zanamivir durant la grossesse ont été évalués pour apprécier les issues éventuelles telles qu’un faible poids à la naissance, un faible indice d’Apgar, une naissance prématurée, une petite taille pour l’âge gestationnel, une mortinatalité, une mortalité néonatale, une morbidité néonatale et des malformations congénitales.
  • Femmes et leurs nourrissons inclus dans les registres de naissance scandinaves et la base de données française EFEMERIS.
  • Financement : Institut Karolinska, Université Toulouse III, Institut norvégien de santé publique, Université de Bergen et Institut Statens Serum.
Pourquoi est-ce important ?
  • Plus grande étude à ce jour, de près de deux fois la taille de toutes les autres études combinées, qui confirme les résultats précédemment rapportés.

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3

Utilisation raisonnée des antimicrobiens : une revue Cochrane arrive à la conclusion que cette stratégie fonctionne


Source : Cochrane Database Syst Rev

À retenir
  • « Des données probantes au degré de certitude élevé » indiquent que les interventions sont efficaces pour réduire en toute sécurité le recours inutile aux antibiotiques chez les patients hospitalisés.
Principaux résultats
  • 221 études (58 essais contrôlés randomisés [ECR] ; 163 essais non contrôlés et randomisés).
  • Un plus grand nombre de patients a été traité conformément aux politiques de prescription en présence d’interventions qu’en l’absence d’interventions, sur la base de 29 ERC portant principalement sur des interventions de facilitation (n = 23 394 ; données probantes au degré de certitude élevé).
  • Les interventions ont permis de réduire la durée du traitement par antibiotiques de 1,95 jour (sur la base de 14 ECR [n = 3 318] ; données probantes au degré de certitude élevé).
  • Données probantes au degré de certitude modéré indiquant que les interventions ont probablement réduit la durée du séjour à l’hôpital de 1,12 jour (sur la base de 15 ERC ; n = 3 834) et n’ont pas augmenté la mortalité (sur la base de 28 ERC ; n = 15 827).
  • Les interventions de facilitation et de restriction ont toutes les deux été associées de manière indépendante à une amélioration de l’observance aux p...