Greffe de cellules souches haplo-identiques pour le traitement du lymphome : une prise de position


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Le Groupe de travail sur le lymphome (Lymphoma Working Party) de la Société européenne de greffe de moelle et de thérapie cellulaire (European Society for Blood and Marrow Transplantation, EBMT) a publié une prise de position relative à l’utilisation de la greffe de cellules souches haplo-identiques (GCS-haplo) pour les patients atteints d’un lymphome. 

Le document résume les données probantes disponibles soutenant l’utilisation de la GCS-haplo dans le cadre du lymphome et fournit des recommandations sur la manière d’intégrer le traitement chez cette population.

La prise de position indique que, sur la base des données actuelles, la GCS-haplo est une option valide et sûre pour les patients atteints d’un lymphome de Hodgkin (LH) et d’un lymphome non hodgkinien (LNH) n’ayant pas de donneur HLA compatible à 10/10.

Le groupe a affirmé qu’il n’existe pas de donnée probante permettant de favoriser la GCS-haplo, par rapport à une GCS provenant d’un donneur de la fratrie HLA identique (Matched identical Sibling Donor, MSD) ou de donneurs non apparentés HLA compatibles à 10/10 (Matched Unrelated Donors, MUD). Le seul cas dans lequel il pourrait être approprié de recourir à la GCS-haplo, plutôt que de lancer une recherche d’un MUD, est celui où il y a urgence de trouver un donneur ou dans les cas de minorités ethniques, est-il indiqué.

La GCS-haplo, que les cellules souches proviennent de la moelle osseuse (MO) ou du sang périphérique (SP), peut être réalisée en toute sécurité. La prise de position mentionne que la GCS-haplo suivie de l’administration de cyclophosphamide post-greffe (CY-PG) est sûre et efficace, mais que les données sont insuffisantes pour appuyer un conditionnement d’intensité réduite ou myéloablatif.

Le document est publié dans la revue Bone Marrow Transplant.