Goutte : le canakinumab réduit les crises de plus de moitié


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Le canakinumab réduit le taux de crises de goutte de plus de moitié, selon une nouvelle recherche présentée à l’occasion de l’édition 2018 du congrès de la Ligue européenne contre le rhumatisme (European League Against Rheumatism, EULAR) qui s’est tenu la semaine dernière aux Pays-Bas.

Le résultat se base sur une analyse secondaire des données provenant de l’étude de l’évolution de la thrombose en cas de traitement par l’anti-inflammatoire canakinumab (CANTOS), un essai qui compare le canakinumab à un placebo dans la prévention secondaire des événements cardiovasculaires (CV) chez des patients atteints d’athérosclérose stable (n = 10 061) et ayant des taux de protéine C-réactive de haute sensibilité (high sensitivity C-Reactive Protein, hsCRP) d’au moins 2 mg/l.

L’analyse a démontré que le canakinumab (doses combinées) a significativement réduit le taux de crises de goutte de plus de moitié, par rapport au placebo, pour l’ensemble des groupes d’urate sérique à l’entrée dans l’étude. Le rapport de risque d’une crise a été de 0,40 (IC à 95 % : 0,22–0,73) chez les patients ayant une faible concentration d’urate sérique à l’entrée dans l’étude (inférieure à 6,9 mg/dl), de 0,48 (IC à 95 % : 0,31–0,74) et de 0,45 (IC à 95 % : 0,28–0,72), respectivement, pour les groupes ayant une concentration moyenne (6,9–8,9 mg/dl) et élevée (supérieure ou égale à 9,0 mg/dl).

Dans l’essai d’origine, la neutropénie et la thrombocytopénie ont été plus fréquentes chez les patients ayant reçu du canakinumab, mais aucune différence significative n’a été constatée concernant l’incidence des cas d’hémorragie. Un nombre significativement plus élevé de décès ont été attribués à des cas d’infection ou de sepsis dans les groupes du canakinumab combinés que dans le groupe du placebo (taux d’incidence de 0,31 contre 0,18 événement pour 100 personnes-années ; P = 0,02).