Gonorrhée résistante aux médicaments : les dernières données de l’ECDC


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC) a publié les résultats du Programme européen de surveillance des antimicrobiens gonococciques (European Gonococcal Antimicrobial Surveillance Programme, Euro-GASP) pour l’année 2016.

Les données montrent que sur un échantillon de 2 660 isolats de Neisseria gonorrhoeae testés, la résistance à la céfixime (2,1 %) et à l’azithromycine (7,5 %) est restée stable, par rapport à 2015 (1,7 % et 7,1 %, respectivement) bien qu’une résistance à ces deux antibiotiques ait été signalée par un plus grand nombre de pays en 2016. La résistance à la ciprofloxacine était de 46,5 % en 2016 contre 49,4 % en 2015. Aucun isolat n’a démontré de résistance à la ceftriaxone.

Un total de 22 combinaisons différentes d’antimicrobiens ont été utilisées pour traiter la gonorrhée en 2016. Parmi les patients pour lesquels des informations sur le traitement étaient disponibles, 86,2 % se sont vu administrer de la ceftriaxone et 52,5 % ont reçu un traitement combinant la ceftriaxone et l’azithromycine.

Lors du mois de mai de cette année, l’ECDC a rapporté les premiers cas de gonorrhée ultra-résistante qui ont démontré un haut niveau de résistance à l’azithromycine (High-Level Azithromycin Resistance, HLAziR) associé à une résistance à la ceftriaxone. Les trois cas ont été signalés au Royaume-Uni (n = 1) et en Australie (n = 2) aux mois de février et mars, respectivement. Le cas provenant du Royaume-Uni et un cas provenant d’Australie ont été associés aux voyages. Les deux cas concernent une gonorrhée acquise en Asie du Sud-Est.