Génériques : la baisse des prix n’est pas le traitement adapté selon les fabricants

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Paris, le mercredi 7 mai - Le sujet a été largement évoqué : le gouvernement souhaite réaliser 10 milliards d'économie sur les dépenses de santé dans les trois années à venir. Pour atteindre cet objectif, le médicament est fortement mis à contribution : le ministère de la santé estime pouvoir dégager 3,5 milliards d'euros sur ce poste. Il espère notamment beaucoup des médicaments génériques. En la matière, la piste privilégiée concerne la baisse des prix. Une stratégie qui manquera très probablement sa cible juge le Gemme, groupement qui réunit les producteurs de médicaments génériques. Reprenant un discours qu'il tient depuis plusieurs années, le Gemme constate en effet que les baisses de prix ne sont qu'un instrument mécanique à court terme qui n'ont aucune influence sur la pénétration des médicaments génériques (sans compter qu'elles seraient néfastes sur la localisation française des usines). Or le Gemme estime que c'est l'essor des médicaments génériques qui leur permettront de peser significativement sur les comptes de l'Assurance maladie. Il rappelle en effet que si la part de ces produits atteignait en France le même niveau que nos voisins allemands ou britanniques, le gain pourrait être de 2,5 milliards d'euros par an. À titre de comparaison, les baisses de prix pour l'année 2014 (qui ont succédé à celles de 2012 et 2013) s'élèvent en prix fabricant à 250 millions d'euros.

Imiter les Anglais

Dès lors, comment faire pour obtenir la progression des médicaments génériques? Le Gemme juge qu'il sera difficile d'agir sur le taux de substitution par les pharmaciens qui atteint déjà aujourd'hui 80 %. Pour le groupement, la véritable clé, comme il l'a également exprimé plusieurs fois, est un changement...