France : parcours et profil des transplantés cardiaques

  • Cantrelle C & al.
  • Open Heart
  • 1 janv. 2018

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

  • Selon une étude récente, menée sur les données du PMSI entre 2010 et 2015, 2.379 transplantations cardiaques ont été réalisées en France. Le déroulement et le pronostic immédiat de la transplantation révélaient une durée d’hospitalisation longue et un taux de décès intrahospitalier relativement élevé.

  • Ce travail a permis d’apprécier le parcours hospitalier de ces malades dans l’année ayant précédé le greffe. Il pourrait offrir une meilleure connaissance des besoins en greffons cardiaques. Ainsi, les patients concernés avaient pour la plupart été hospitalisés durant l’année précédente, essentiellement pour un motif cardiovasculaire. La fréquence des séjours en soins intensifs était élevée. Ces éléments mis bout à bout montrent une population de greffés souffrant d’insuffisance terminale sévère ayant nécessité plusieurs séjours.

  • Sur cette base, les auteurs ont déterminé 3 profils distincts de patients transplantés : ceux ayant un taux d’hospitalisation préalable élevé ainsi qu’une insuffisance cardiaque terminale requérant une assistance circulatoire, ceux présentant une cardiopathie sans nécessité d’assistance circulatoire et enfin ceux ayant été transplantés d’emblée sans hospitalisation préalable. Ces trois groupes sont autant de profils qu’il importe de bien connaître et pour lesquels des perspectives d’amélioration spécifiques de prise en charge pourraient être discutées.

Les principaux chiffres

  • Parmi les 2.379 patients identifiés, la plupart (81%) ont été hospitalisés au cours de l’année ayant précédé (91% dont 4 cas sur 5 pour une cause cardiovasculaire), tandis que 67% avaient eu au moins 1 séjour en unité de soins intensifs. Comme le montre le taux de patients ayant été adressé dans un centre de réhabilitation à la suite de cette hospitalisation (30%), il apparaît aussi que la population transplantée présente souvent une insuffisance cardiaque réfractaire.

  • Concernant le séjour hospitalier lié à la transplantation, la durée du séjour moyenne était de 51,5 jours, avec un délai moyen entre l’admission et la greffe de 5 jours.

  • Le taux de mortalité associé était de 18%, mais de 15% pour ceux ayant été hospitalisés au cours de l’année précédente. Dans le premier groupe, le diagnostic ayant justifié la transplantation était plus souvent l’existence d’une cardiomyopathie (31 vs 27%) ou d’une insuffisance cardiaque (31 vs 27%) et moins souvent un IDM (1 vs 12%), par rapport au second groupe.

  • La mortalité à 29 jours était, elle, de 5%.