FPI : la pirfénidone s’avère sûre et efficace dans une étude de cohorte en pratique réelle

  • Majewski S & al.
  • BMC Pulm Med
  • 4 mai 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • La pirfénidone est sûre et efficace dans la pratique réelle, selon les résultats d’une étude de cohorte rétrospective de patients (l’étude PolExPIR) atteints d’une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI).
  • 16,6 % des patients ont abandonné le traitement en raison de réactions indésirables au médicament et les taux d’ajustement de la dose administrée étaient élevés.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de la première étude de cohorte menée dans la pratique réelle auprès de patients atteints d’une FPI prenant de la pirfénidone.

Protocole de l’étude

  • Une étude rétrospective multicentrique a été menée en Pologne auprès de 307 patients atteints d’une FPI, couvrant la période 2017–2019.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Moyenne d’âge : 68,83 ans (écart-type : ± 8,13) ; 77 % d’hommes.
  • Délai médian entre l’apparition des premiers symptômes et le diagnostic de FPI : 15,5 mois (intervalle interquartile [IIQ] : 9,75–30).
  • Les patients sous pirfénidone ont été suivis pendant une période médiane de 17 mois (IIQ : 12–22,75).
  • 24,1 % des patients ont nécessité des ajustements de dose ; 11,4 % ont été traités avec une dose différente de la dose complète recommandée.
  • 45,92 % des patients ont arrêté le traitement en raison :
    • de réactions indésirables au médicament (16,61 % ; la plupart d’entre elles étaient gastro-intestinales ou cutanées) ;
    • d’une progression de la maladie (6,51 %) ;
    • d’une demande de leur part (5,54 %) ;
    • d’une maladie néoplasique (3,91 %) ;
    • de la nécessité d’une transplantation pulmonaire (0,33 %).
  • La fonction pulmonaire est restée stable dans une large mesure pendant 24 mois de suivi :
    • Déclin annuel médian (IIQ) de la capacité vitale forcée :
    • Première année : -20 ml (-200 à 100).
    • Seconde année : -120 ml (-340 à 30).
  • 10,75 % des patients sont décédés.

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective et observationnelle.