FPI : l’examen de polysomnographie réduit les hospitalisations et la mortalité

  • Vozoris NT & al.
  • BMC Pulm Med

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Les hospitalisations pour cause respiratoire et la mortalité toutes causes confondues ont toutes deux diminué de 50 % chez les patients plus âgés atteints d’une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) qui ont fait l’objet d’un examen de polysomnographie dans cette étude de cohorte populationnelle.

Pourquoi est-ce important ?

  • Auteurs : les résultats soulignent l’« importance potentielle » de l’intégration de cet examen, qui constitue la première étape du diagnostic et du traitement des troubles respiratoires liés au sommeil, dans le cadre de la prise en charge de la FPI.

Méthodologie

  • Une étude de cohorte rétrospective populationnelle (2007–2019) a été menée auprès de patients atteints d’une FPI (âgés de 66 ans ou plus).
  • Les patients ayant fait l’objet d’une polysomnographie ont été comparés à des participants témoins appariés selon les scores de propension n’ayant pas fait l’objet d’un tel examen.
  • En utilisant les données de 5 044 patients atteints d’une FPI dans une base de données médico-administratives de l’Ontario, au Canada, les auteurs ont extrait 189 cas de FPI et 189 témoins atteints d’une FPI appariés selon les scores de propension.
  • Financement : Université de Toronto.

Principaux résultats

  • Le fait de passer une polysomnographie a été associé à des baisses de : 
    • 57 % des hospitalisations pour cause respiratoire.
      • Rapport de risque (RR) de 0,43 (P = 0,003).
    • 51 % de la mortalité toutes causes confondues.
      • RR de 0,49 (P = 0,004).
  • Les sous-groupes atteints d’une FPI plus grave ont présenté des baisses encore plus importantes des hospitalisations, mais pas de la mortalité toutes causes confondues.
  • Les patients ayant fait l’objet d’une polysomnographie et d’au moins 1 hospitalisation pour cause respiratoire dans l’année précédant la date de référence ont présenté une réduction de 62 % des hospitalisations ultérieures pour cause respiratoire :
    • RR de 0,38 (IC à 95 % : 0,15–0,99).
  • Les patients ayant fait l’objet d’une polysomnographie et ayant reçu un traitement par corticostéroïdes systémiques dans l’année précédant la date de référence ont présenté une réduction de 63 % des hospitalisations ultérieures pour cause respiratoire :
    • RR de 0,37 (IC à 95 % : 0,14–0,94).

Limites

  • La méthodologie de l’étude était observationnelle et rétrospective.