Forces et faiblesses du système de soins français


  • PR Editions Revue de presse
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Dans son Panorama de la santé 2017, l'OCDE évoque un accès et une qualité des soins "généralement bons" en France. Celle-ci bénéficie d'un meilleur état de santé que la moyenne" des pays étudiés. Le reste à charge moyen est le moins élevé de l'OCDE: 7% (hors paiements directs de séjours hospitaliers de longue durée), contre 20% en moyenne. Mais certains travers persistent. A commencer par la surconsommation d'antibiotiques. L'étude rapporte que 30 doses journalières sont consommées pour 1.000 habitants par an, soit le 2e plus gros consommateur de l'OCDE derrière la Grèce. La France recourt trois fois plus à ces molécules que les Pays-Bas, qui sont les mieux classés. Et le nombre de prescriptions a augmenté entre 2010 et 2015. L'OCDE rappelle ensuite que la couverture vaccinale contre la rougeole est inférieure à la moyenne dans l'Hexagone. "La défiance des Français est particulièrement grande", note Francesca Colombo, co-auteure du rapport. Concernant la prévention, l'augmentation régulière de l'obésité inquiète. En France, le taux de surpoids a augmenté de 16% chez les jeunes de 15 ans entre les périodes 2001-2002 et 2013-2014, touchant désormais 12% d'entre eux. L'OCDE se rassure toutefois de deux mesures prévues par le gouvernement: le "Nutri-Score" et la "taxe soda". Un gros travail reste également à accomplir contre les addictions. L'alcool d'abord: avec l'équivalent de 133 litres de vin par an par habitant, la France reste nettement au-dessus de la moyenne de 100 litres. De même, le tabagisme des plus de 15 ans est estimé à 22%, contre 18% en moyenne.