Focus sur la santé osseuse des patients traités au long cours (ANRS-CO8)


  • Caroline Guignot
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • Au sein de la cohorte française ANRS-CO8, la prévalence de la DMO et de l’ostéoporose est significative parmi les patients VIH traités au long cours.

  • La névirapine, et plus particulièrement la durée de traitement par cet inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, est associée à un risque réduit de présenter une faible DMO. La causalité n’est pas démontrée par cette étude de suivi, mais des études complémentaires pourraient aider à évaluer les raisons de cette association.

Les patients VIH traités au long cours sont exposés au risque de complications ou d’évènements indésirables liés à la maladie ou à ses traitements. La santé osseuse est particulièrement concernée, la prévalence de l’ostéoporose et d’une densité minérale osseuse (DMO) faible étant largement supérieure à celle relevée dans la population non infectée. L’association de certains traitements antirétroviraux - névirapine (NVP), disoproxil fumarate (TDV), inhibiteurs de protéase boostés par ritonavir (IP/r) - à une faible DMO a été évoquée dans certaines études. L’analyse menée à partir de la cohorte ANRS-CO8 suivie au long cours (patients VIH ayant débuté un traitement avec inhibiteur de protéase en 1997-1999) a permis de compléter l’identification des facteurs de risque associés.

Une DMO faible associée au taux urinaire d’acide urique

Ainsi, au sein de la population suivie (âge médian 50 ans, 81% d’hommes, 8% et 18% de co-infections VHB et VHC) dans laquelle le contrôle de la maladie était relativement bon (89% d’ ARN-VIH 3 ), la prévalence d'une faible DMO était de 16% et celle de l’ostéoporose de 17%. Selon le sexe, une faible DMO était observée chez 18% des hommes et 6% des femmes.

Dans l’analyse multivariée, les facteurs de risque associés à une DMO faible (score Z

Ainsi, les patients VIH restent à risque élevé de présenter une faible DMO et le traitement par névirapine semblent avoir un rôle protecteur. Des études plus larges seraient intéressantes pour mieux comprendre l’influence des différents médicaments. Reste que, dans cette même cohorte, l’incidence des fractures a été décrite par ailleurs comme faible , la plupart des évènements ayant été d’origine traumatique.