FOCUS : Le laser CO2 pulsé pour traiter la sécheresse vaginale après cancer

  • Dr Catherine Azoulay

  • JIM Actualités des congrès
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En cas d'atrophie vaginale après traitement du cancer, la perte de glycogène cellulaire et la réduction de la vascularisation de l'épithélium sont des facteurs qui s'ajoutent aux altérations morphologiques tissulaires plus classiques comme la sécheresse, l'augmentation du pH et la baisse de la flore lactobacillaire, qui contribuent à la symptomatologie gênante. Si la thérapie hormonale locale au long cours est la plus efficace, elle peut ne pas être recommandée chez des femmes aux ATCD de cancer et beaucoup de femmes aujourd'hui veulent éviter les hormones. L'utilisation du laser CO2 fractionné dans la sécheresse vaginale après traitement du cancer est alors une technique alternative innovante.



Le traitement a lieu au cabinet, sans anesthésie et sans douleur dans des mains expérimentées. Son effet thermique régénérateur, transféré à la muqueuse vaginale sur une profondeur de 0,5 mm, promeut la synthèse du collagène et d'autres molécules de la matrice extra-cellulaire par les fibroblastes locaux en activant la protéine de choc thermique HSP47. Une réduction significative du pH et une recolonisation lactobacillaire sont observées dès les 1ère séances. Des biopsies locales ont mis en évidence en parallèle un épaississement de l'épithélium, une augmentation locale de la néo-collagénose de type 3 et de la MMP-2 (métalloprotéase matricielle 2). La technologie D-Pulse est spécifiquement adaptée à la muqueuse vaginale permettant une profondeur d'action adéquate avec un bon contrôle de l'effet thermique. Les résultats sur la symptomatologie vaginale peuvent apparaitre dès la 1ère séance mais peuvent également être différés et on préconise en général 3 séances successives, avec un entretien moyen d'une séance par an. 84 % des femmes sont satisfaites de la procédure. Le traitement est contre-indiqué en cas d'infection génitale active et un véritable examen gynécologique doit être réalisé préalablement à la procédure pour écarter en particulier toute présence locale d'HPV.