Fibrillation auriculaire : une consommation d’alcool faible mais fréquente est plus risquée que les beuveries express


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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La consommation fréquente de faibles quantités d’alcool est associée à un risque plus élevé de fibrillation auriculaire (FA) que les beuveries express, selon une recherche publiée dans la revue EP Europace

L’étude a examiné l’importance relative de la consommation d’alcool fréquente, par rapport aux beuveries express, pour la FA de nouvelle apparition chez 9 776 956 personnes en Corée. Les participants ont fait l’objet d’un bilan de santé mené à l’échelle nationale en 2009 et ont été suivis jusqu’en 2017. L’influence de la fréquence de la consommation d’alcool, la consommation d’alcool à chaque occasion et la consommation d’alcool par semaine ont été étudiées. 

L’étude a révélé que, par rapport aux faibles buveurs (plus de 0 g à moins de 105 g), les personnes n’ayant pas consommé d’alcool, en ayant consommé une quantité modérée ou élevée avaient un risque de FA de nouvelle apparition accru de 8,6 %, 7,7 % et 21,5 %, respectivement.

Les patients qui consommaient de l’alcool une fois par semaine présentaient le risque le plus faible (rapport de risque [RR] : 0,933 ; IC à 95 % : 0,916–0,950), par rapport à ceux en ayant consommé deux fois par semaine (groupe de référence), tandis que ceux ayant consommé de l’alcool tous les jours présentaient le risque le plus élevé (RR : 1,412 ; IC à 95 % : 1,373–1,453). Les beuveries express n’ont pas démontré de lien évident avec la FA de nouvelle apparition.

Bien que de nombreux médecins recommandent aux patients atteints d’une FA d’éviter les beuveries express et de consommer des doses fractionnées d’alcool à la place, les auteurs ont déclaré que le fractionnement de la consommation pourrait ne pas être une stratégie appropriée pour prévenir la FA de nouvelle apparition.