Fibrillation auriculaire : l’activité physique intense augmente-t-elle le risque ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a révélé que l’incidence de fibrillation auriculaire (FA) est faible chez près de 7 000 jeunes sportifs de haut niveau. Ces résultats viennent contredire des recherches antérieures menées auprès de sportifs plus âgés, qui suggéraient une augmentation possible du risque de FA dans cette population, comparativement à des témoins appariés selon l’âge. 

Les chercheurs ont examiné les données issues d’une cohorte de 6 813 sportifs espagnols, âgés de 22 ans en moyenne, qui ont fait l’objet d’au moins une évaluation cardiologique. Tous faisaient partie d’une équipe nationale et participaient à des événements sportifs internationaux majeurs. 

Au cours des 20 ans de l’étude, seuls 21 sportifs ont présenté une FA paroxystique (n = 18), persistante (n = 1) ou chronique persistante (n = 2).

À l’analyse multivariée, un âge plus important (rapport de cotes [RC] : 1,07 ; IC à 95 % : 1,00–1,14), le nombre d’années passées dans le sport de compétition (RC : 1,14 ; IC à 95 % : 1,07–1,22) et le diamètre antéro-postérieur de l’oreillette gauche (RC : 1,21 ; IC à 95 % : 1,10–1,32) étaient associés à un risque plus important de FA (P 

Bien que l’incidence de FA soit faible chez ces jeunes adultes, les auteurs ont conclu que certains facteurs contribuant, notamment le remodelage auriculaire, doivent être pris en compte dans l’interprétation des résultats de cette revue. 

Les résultats sont publiés dans la revue JAMA Cardiology.