Fébuxostat : à éviter en cas d’antécédents de maladie cardiovasculaire majeure


  • Fanny Le Brun
  • Actualités des médicaments
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Le fébuxostat est un inhibiteur non purinique et sélectif de la xanthine oxydase qui exerce une activité hypo-uricémiante en réduisant la formation d’acide urique. Il est indiqué dans le traitement de l’hyperuricémie chez les patients atteints de goutte ou chez certains patients traités par chimiothérapie pour des hémopathies malignes.

Dans une étude clinique récente  de phase IV (étude CARES) menée sur des patients atteints de goutte et présentant des antécédents de maladie cardiovasculaire (CV) majeure (ex : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou angor instable), il a été mis en évidence un risque significativement accru de mortalité toutes causes et de décès de cause CV chez les patients traités par fébuxostat par rapport à ceux traités par allopurinol.

Par conséquent, le fébuxostat doit être évité en cas d’antécédents de maladie cardiovasculaire majeure, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique.         

L’étude CARES était une étude multicentrique de non-infériorité, randomisée et en double aveugle, réalisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Son objectif était d’évaluer la sécurité cardiovasculaire du fébuxostat et de l’allopurinol chez les patients atteints de goutte et de comorbidités cardiovasculaires majeures. Plus de 6.000 patients ont été inclus.

En Europe, une autre étude de phase IV (FAST) a été requise par les autorités de santé dans l’optique d’évaluer le profil de sécurité du fébuxostat en comparaison avec l’allopurinol chez des patients présentant une hyperuricémie symptomatique chronique et un facteur de risque CV. Elle est actuellement en cours (résultats attendus avant le deuxième trimestre 2020).