Faux-positifs de la mammographie : un risque ultérieur de cancer du sein ?

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Le dépistage systématique du cancer du sein par mammographie à partir de 50 ans est entré dans les recommandations officielles de la plupart des pays favorisés. Le propos n'est plus de revenir sur son efficacité, mais de s'interroger sur ses limites et d'en informer les patientes avec le plus d'objectivité possible, ce qui n'est pas un exercice facile, il faut en convenir. La fréquence des faux-positifs de la mammographie qu'il convient de distinguer des «surdiagnostics» est comprise entre 5 et 10 %, selon les séries. Et c'est souvent la biopsie qui les révèle, malgré les progrès de la sémiologie et de l'imagerie non invasive, notamment l'IRM.

Quel est le devenir de ces faux-positifs ? Sont-ils, malgré tout, un indicateur ultérieur du risque de cancer du sein ? Justifient-ils une surveillance accrue, en dépit du caractère rassurant de la biopsie de la lésion jugée suspecte ? C'est à ces questions que répond une étude de cohorte rétrospective dans laquelle ont été incluses 521 200 femmes, âgées de 50 à 69 ans, qui participaient au programme national de dépistage du cancer du sein, instauré en Espagne. La mammographie initiale a été réalisée entre 1994 et 2010, mais la période d'observation s'est poursuivie jusqu'en décembre 2012. Le modèle des risques proportionnels de Cox a été utilisé pour estimer le risque relatif, en fait le hazard ratio (HR) de cancer du sein avec son intervalle de confiance à 95 % (IC95...