Faut-il avoir recours aux médecins pour rechercher la présence de défauts dans les appareils, dans le but d’éviter le rappel de produit ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude ayant porté sur les facteurs influençant la décision de rappeler un produit défectueux a suggéré qu’il se pourrait que les responsables d’appareils médicaux comptent sur les médecins pour rechercher la présence de défauts, plutôt qu’émettre des avis de rappel. 

La recherche, publiée dans la revue Journal of Operations Management , est la première étude comportementale à avoir recours à des responsables de l’industrie pour étudier ce qui influence les décisions volontaires de rappel de produits. 

Elle a identifié les plaintes des médecins et des patients comme étant les sources les plus fréquentes de commentaires sur la qualité des produits pouvant conduire à un rappel. 

La capacité d’un médecin à déceler un défaut avant d’utiliser un produit a diminué la probabilité de rappel, tandis que la compréhension par un responsable de la cause première du défaut a augmenté la probabilité de rappel. Le préjudice perçu pour les patients et le coût perçu associé au rappel ont tous les deux médié la relation entre la capacité à détecter les défauts et la probabilité de rappel des produits, mais le préjudice s’est avéré avoir plus d’influence que le coût.

« En dévoilant les facteurs comportementaux et leurs mécanismes dans la décision de rappel, cette étude fournit des renseignements importants à l’industrie comme aux régulateurs », ont déclaré les auteurs.

Ces derniers ont précisé que l’étude a conduit à des changements au sein des entreprises d’appareils médicaux qui avaient participé à la recherche.