Fakemed : les jeunes généralistes se rangent du côté de… la science

  • Benoît Thelliez

  • JIM Actualités métier
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Paris, le vendredi 12 octobre 2018 - Pas un jour ne se passe désormais sans que le débat sur les médecines dites parallèles ou alternatives soit alimenté par de nouveaux contradicteurs, pro ou anti, et rares sont les organismes professionnels du champ sanitaire qui n'ont pas encore pris position. C'est désormais chose faite pour ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique) qui entre à son tour dans la danse par l'intermédiaire d'un communiqué de presse en date du 11 octobre 2018 et dans lequel il souhaite « revenir sur le fond du débat ».

Considérant en préambule que son organisation n'est « pas une autorité scientifique » et qu'elle ne peut dès lors « pas [se] prononcer sur la validité de ces pratiques », son président, le Dr Yannick Schmitt, rappelle toutefois que les professionnels de santé qu'elle représente sont « très attachés à une médecine fondée sur les preuves selon une démarche scientifique pour tous les traitements, dont l'homéopathie ». Le Dr Marie Brosset, porte-parole de ReAGJIR, enfonce un peu plus le clou en précisant que le syndicat trouve « normal que les médicaments soient tous évalués de la même façon et que la solidarité nationale ne prenne en charge que les traitements ayant fait scientifiquement la preuve de leur efficacité ». En clair, ReAGJIR est parfaitement en phase avec ceux qui estiment que l'homéopathie bénéficie d'un passe-droit qui n'est plus tenable et que son évaluation médico-économique par la Haute autorité de santé (HAS) va de soi.

Pour un débat sociétal apaisé

l'écoute du patientne peut user de sa position de soignant pour influencer son patient dans sa prise en charge (médicamenteuse ou non)quand un patient peut repartir de consultation sans traitement

s'interroge sur le bien-fondé d'un tel enseignement : les connaissances transmises correspondent-elles aux données actuelles de la science ? Les limites de ces pratiques sont-elles clairement expliquées, notamment en termes d'efficacité ?souhaite un débat sociétal apaisésans stigmatiser certains confrèresne contribuent pas à calmer le débatd'accompagner tous les jeunes généralistes qui le souhaitent dans leurs procédures ordinale