Faire la sieste pourrait être un marqueur de déclin cognitif


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une nouvelle recherche a identifié un lien entre le fait de faire la sieste et le déclin cognitif chez les personnes plus âgées, les auteurs ayant suggéré que les siestes pourraient être un marqueur précoce d’atteinte cognitive utile. 

Ces dernières années, de plus en plus de données probantes indiquent que le fait de faire la sieste est associé à plusieurs problèmes de santé chez les adultes plus âgés, mais les connaissances sont limitées au sujet des effets de la sieste sur la santé cognitive chez les personnes sans démence. Dans le cadre de cette dernière étude, les chercheurs ont examiné l’association entre la sieste évaluée par actigraphie, le déclin cognitif et le risque de développer une atteinte cognitive cliniquement significative chez 2 751 hommes âgés de 65 ans et plus. 

Dans l’ensemble, la durée moyenne des siestes chez les participants était de 40,2 minutes. Au suivi après 12 ans, et après l’exclusion de 121 cas s’étant développés dans les 2 ans ayant suivi l’inclusion, les auteurs ont identifié 320 cas (12 %) d’atteinte cognitive cliniquement significative. Les hommes ayant une durée de sieste d’au moins 120 minutes à l’inclusion étaient 66 % plus susceptibles de développer une atteinte cognitive, par rapport à ceux dont la durée de sieste était inférieure à 30 minutes (rapport de cotes [RC] : 1,66 ; IC à 95 % : 1,09–2,54). Les auteurs ont noté que l’association entre le fait de faire la sieste et l’atteinte cognitive était plus prononcée parmi ceux ayant une efficacité de sommeil et une durée de sommeil moyenne plus élevées.

Les résultats ont été publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia