Évolution du dépistage du cancer du col de l’utérus


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir

Depuis l’arrêté du 4 mai 2018, le dépistage du cancer du col de l’utérus est intégré à  un programme national de dépistage organisé. Depuis juillet 2019 la Haute Autorité de Santé (HAS) a fait évoluer le dépistage du cancer du col de l’utérus. Ces recommandations concernent les femmes n’ayant pas eu d’hystérectomie, immuno-compétentes et âgées de 25 à 65 ans. Les recommandations maintiennent les modalités de dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes de 25 à 29 ans et recommandent le HPV-HR en remplacement de l’examen cytologique chez les femmes de plus de 30 ans. En effet, cet examen est plus efficace en terme de réduction de l’incidence des lésions précancéreuses et des cancers invasifs chez les femmes de plus de 30 ans. 

Des modalités qui varient en fonction de l’âge

Les tests cytologiques et HPV-HR sont réalisés à partir d’un prélèvement de cellules au niveau du col de l’utérus (frottis ou prélèvement cervico-utérin).

  • Pour les femmes de 25 à 29 ans : le test de dépistage est réalisé par examen cytologique tous les 3 ans, après deux premiers tests réalisés à un an d’intervalle et dont les résultats sont négatifs.
  • Pour les femmes de 30 à 65 ans : le test HPV-HR est considéré plus efficace et remplace l’examen cytologique. Le test HPV-HR est réalisé 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat est normal. Jusqu’à l’âge de 65 ans, un nouveau test est préconisé tous les 5 ans dès lors que le résultat du précédent est négatif.

Pourquoi ce dépistage est-il important ?

L’infection à HPV est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. En effet, près de 80% d’hommes et de femmes sont infectés par un papillomavirus humain (HPV) au cours de leur vie. Si l’infection est transitoire la plupart du temps, le virus persiste dans l’organisme dans 10% des cas. Les femmes chez qui l’HPV persiste sont à haut risque de cancer du col utérin. Chaque année près de 3.000 nouveaux cas de cancers invasifs du col de l’utérus sont diagnostiqués en France et plus de 1.000 femmes en décèdent chaque année. Le taux de couverture du dépistage est encore insuffisant, car il ne serait que de 60% chez les femmes de 25 à 65 ans. Ce dépistage est remboursé à 100%. Il est prévu que les femmes qui ne réalisent pas le dépistage selon les intervalles de temps recommandés reçoivent un courrier les invitant à le faire.