EULAR : Le risque infectieux est élevé pour les seniors sous biothérapie pour rhumatisme inflammatoire

  • Dr Roseline Péluchon

  • JIM Actualités des congrès
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Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite et rhumatisme psoriasique, traités par biothérapie, présentent un risque d'hospitalisation pour infection supérieur à la population générale. Une équipe danoise a entrepris d'identifier des facteurs qui permettraient de repérer les patients les plus à risque d'infection. Les auteurs se sont particulièrement intéressés à l'âge et au diagnostic justifiant la biothérapie.

Les patients sont ceux de la cohorte DANBIO, registre danois de rhumatologie, inclus entre janvier 2006 et décembre 2016, à l'initiation de leur première biothérapie. Chaque patient a été « apparié » avec 10 personnes de la population générale, soit 11 372 patients et 113 715 témoins. Les patients à risque infectieux et les témoins ont été comparés, en analyses stratifiées par âge et par diagnostic. Le suivi d'étend sur 12 mois, que le traitement ait été poursuivi ou modifié pendant cette durée.

Une infection nécessitant une hospitalisation est survenue chez 4,6 % des patients et 1,3 % des sujets témoins, soit un risque presque 4 fois plus élevé chez les patients « bio-naïfs » entamant une biothérapie par rapport à la population générale (HR [Hazard Ratio] = 3,7 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] = 3,4 à 4,1). Les données indiquent que le risque absolu est supérieur chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, puis chez ceux atteints de rhumatisme psoriasique et enfin les patients atteints de spondylarthrite. Ces différences disparaissent toutefois après stratification par âge.
Les auteurs recommandent une attention particulière pour ces patients. Ils conseillent notamment d'être vigilant et de respecter les stratégies de prévention, particulièrement les vaccinations, et surtout à partir de 60 ans.