Étude REPOSE : la pompe à insuline est-elle pertinente chez les diabétiques mal contrôlés ?

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Les évaluations du traitement par pompe à insuline chez les sujets diabétiques de type 1 concluent à un bénéfice pour ceux qui ne parvenaient pas à un bon contrôle glycémique sans hypoglycémies invalidantes. En revanche, l’élargissement de son utilisation est incertain compte tenu de la petite taille et de la courte durée des essais la comparant aux injections quotidiennes multiples. Par ailleurs, la variabilité des programmes d’éducation thérapeutique associés ne permettait pas de comparer les différents traitements de manière optimale. Une récente étude vient justement de comparer l’efficacité de la pompe à insuline aux injections multiples quotidiennes chez des sujets diabétiques de type 1 recevant parallèlement une formation équivalente.

Méthodologie

  • L’étude REPOSE (Relative Effectiveness of Pumps Over MDI and Structured Education) est un essai pragmatique, multicentrique, conduit en ouvert sur des groupes randomisés parallèles. L’étude a été menée dans 8 centres de soins en Angleterre et en Ecosse.
  • Les patients inclus étaient des sujets diabétiques de type 1 ayant reçu un diagnostic depuis au moins 12 mois. Ils étaient prêts à commencer un traitement intensif par insuline sans préférence particulière entre le traitement par pompe et les injections quotidiennes multiples.
  • Les participants ont également reçu des formations en groupe afin d’apprendre à ajuster les doses en fonction d’une alimentation normale. Cette formation était délivrée sur cinq jours consécutifs par groupes de 8 patients. Puis, les sujets formés étaient répartis au hasard pour recevoir un traitement d’insuline par pompe ou par injections pluri-quotidiennes.
  • Tous les participants ont été invités à poursuivre les séances de formation durant 6 à 8 semaines, et ceux ayant besoin d’un accompagnement complémentaire ont bénéficié de séances individuelles.
  • Le critère principal d’évaluation était le pourcentage de variation de l’HbA1c à 2 ans chez les participants ayant une valeur basale ≥7,5% (58 mmol/L) et la proportion de patients parvenant à atteindre une valeur d’HbA1c <7,5%.
  • Les critères secondaires d’évaluation incluaient le poids corporel, la dose d’insuline, et les épisodes d’hypoglycémie modérée (épisodes pouvant être traités par l’individu lui-même, mais nécessitant l’interruption des activités en cours, entraînant une perte de performances, un embarras ou le réveil nocturne) ou d’hypoglycémie sévère (nécessitant l’assistance d’une tierce personne).
  • Des analyses ancillaires se sont intéressées à la qualité de vie à travers plusieurs échelles (SF-12, WHO-QOL-BREF, EQ-5D, DSQOL, DTSQ et HADS) ainsi qu’à la satisfaction des patients vis-à-vis du traitement.

Résultats

  • 267 sujets ont participé aux formations et 260 ont été inclus dans les analyses ...