Étude KBP-2010-CPHG : en France, la survie globale à 5 ans des patients atteints de cancer du poumon reste faible…

  • Bull Cancer

  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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À retenir 

Les premiers résultats de l’étude KBP-2010-CPHG précédemment publiés montraient une modification des caractéristiques liées au cancer du poumon en France depuis l'année 2000, avec notamment une augmentation de la proportion de femmes concernées, des sujets n’ayant jamais fumé et des adénocarcinomes. Les résultats présentés ici comparent la survie globale à 5 ans des sujets ayant reçu un diagnostic de cancer primitif du poumon et inclus dans l’étude KBP-2010-CPHG à ce même critère chez les sujets de l’étude réalisée 10 ans plus tôt, KBP-2000-CPHG. 

  • Cette comparaison montre que même si le pronostic de ce cancer reste sombre, la survie globale à 5 ans est significativement améliorée passant de 10,0% en 2000 à 12,7% en 2010, p
  • Le taux de mortalité liée à ce cancer a ainsi été réduit de 6%. 
  • En fait, la survie à cinq ans des cancers du poumon non à petites cellules s’est améliorée passant de 11,4% en 2000 à 13,8% en 2010 (p

Pourquoi cette étude est intéressante ?

Elle permet d'objectiver l’impact des modifications mises en place pour le diagnostic (précocité, techniques, …) et la prise en charge du cancer du poumon en France entre 2000 et 2010.

Méthodologie

L’étude KBP-2010-CPHG a inclus tous les adultes ayant reçu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010 un diagnostic de cancer primitif du poumon. Il s’agit d’une étude prospective, multicentrique et observationnelle.

Principaux résultats

Au global, 5.667 et 7.051 patients ont été inclus respectivement dans KBP-2000-CPHG (104 centres) et KBP-2010-CPHG (137 centres). L’âge moyen des participants à l’inclusion était de 64,3 ans dans l’étude de 2000 et de 65,5 ans dans l’étude de 2010. Si les femmes correspondaient à 16,0% de la population en 2000, leur taux atteignait 24,3% en 2010, et le taux de non-fumeurs est passé de 7,2% à 10,9% entre ces deux dates.

La survie médiane est passée de 9 [8-9] mois en 2000 à 9,3 [8,9-9,6] mois en 2010, et le taux de survie globale à 5 ans de 10,0% [9,2-10,9] à 12,7% [11,9-13,5]. La majorité des individus souffrait d’un cancer primitif non à petites cellules (n=4.485 en 2000 et n=5.820 en 2010), cancer pour lequel la médiane de survie et le taux de survie globale à 5 ans étaient meilleurs que pour le cancer primitif à petites cellules :

  • Cancer primitif non à petites cellules : médiane de survie égale à 9 [8-9] mois en 2000 et 9,5 [9-9,9] en 2010 ; taux de survie globale à 5 ans égal à 11,4% [10,5-12,4] en 2000 et 13,8% [13,0-14,8] en 2010.
  • Cancer primitif à petites cellules : médiane de survie égale à 8 [7-9] mois en 2000 et 8,4 [7,8-9,1] mois en 2010 ; taux global de survie à 5 ans 3,3% [2,3-4,7] en 2000 et 5,7% [4,4-7,4] en 2010.

L’amélioration de la survie globale à 5 ans était significative entre 2000 et 2010 pour le cancer primitif du poumon tous types confondus (phazard ratio 0,94 [0,89-0,98], p=0,004.