ESTRO 2019 – CBPNPC localement avancé : les marges du VCP et la dose de rayonnements appliquée aux ganglions lymphatiques atteints peuvent être réduites sans risque.


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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer bronchopulmonaire « non à petites cellules » localement avancé (CBPNPC-LA) recevant une (chimio-)radiothérapie, la réduction des marges du volume cible prévisionnel (VCP) et de la dose de radiothérapie non homogène prescrite aux tumeurs primitives et aux ganglions lymphatiques (avec une dose plus faible aux ganglions atteints) réduisent significativement la toxicité, ne provoquent pas une augmentation du taux d’échec régional et améliorent la survie globale (SG).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients atteints d’un CBPNPC-LA présentent une toxicité pulmonaire et œsophagienne, surtout lorsqu’une chimioradiothérapie concomitante est administrée.

Protocole de l’étude

  • Deux cohortes de patients atteints d’un CBPNPC-LA et traités par radiothérapie hypofractionnée (24 x 2,75 Gy) appliquée à la tumeur primitive ont été incluses dans cette étude observationnelle.
  • La cohorte de référence (n = 170) a reçu un schéma de dose de 24 x 2,75 Gy (EQD2 [dose équivalente en fractions de 2 Gy] = 70 Gy [α/β = 10]) pour les ganglions lymphatiques atteints.
  • La cohorte de réduction (n = 138) a reçu un schéma de dose de 24 x 2,42 Gy (EQD2 = 60 Gy [α/β = 10]) pour les ganglions lymphatiques atteints. Une réduction des marges du VCP a également été appliquée.
  • L’objectif de l’étude était d’évaluer et de comparer le taux de contrôle régional et les taux de toxicité aiguë et tardive après une réduction de la dose et des marges du VCP.
  • L’influence des caractéristiques du patient, de la tumeur et du traitement sur l’association entre les adaptations du traitement et les résultats a également été évaluée.

Principaux résultats

  • Les caractéristiques des patients et des tumeurs étaient semblables entre les deux cohortes.
  • La dose de rayonnements appliquée aux organes à risque (œsophage, poumon, cœur, moelle épinière) était significativement plus faible dans la cohorte de réduction.
  • Le taux d’échec régional à 2 ans était plus faible, mais de manière non significative, dans la cohorte de réduction (16,4 % contre 9,2 % ; P = 0,415).
  • Une amélioration significative de la SG a été observée dans la cohorte de réduction (SG moyenne : 26 contre 35 mois ; P = 0,006).
  • Les toxicités aiguës de grade 2 et 3 étaient significativement différentes entre les deux cohortes et plus faibles dans la cohorte de réduction.
  • La réduction de la dose s’est également traduite par une toxicité (grade ≥ 3) tardive plus faible et non significative.
  • L’association entre la réduction de la dose et la SG a été significativement influencée par la dose au poumon moyenne.