ESMO GI 2019 : l’administration flexible de régorafénib est efficace pour soulager les effets secondaires


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Les données de l’étude de phase II REARRANGE suggèrent que l’administration flexible de régorafénib peut réduire certains événements indésirables (EI) sans affecter l’efficacité, chez les patients atteints d’un cancer colorectal métastatique (CCRm) réfractaire.

L’essai REARRANGE, le plus important à avoir été mené à ce jour pour explorer l’impact de l’administration initiale flexible sur la tolérance au régorafénib, a affecté de manière aléatoire 299 patients au régorafénib à raison de 160 mg/jour (dose standard [DS]) ou de 120 mg/jour (dose réduite [DR]), selon un schéma de 3 semaines de traitement suivies d’1 semaine sans traitement, ou à une dose intermittente de 160 mg, selon un schéma d’1 semaine de traitement suivie d’1 semaine sans traitement (dose intermittente [DI]). La population d’évaluation de la sécurité d’emploi était composée de 100 (DS), de 98 (DR) et de 99 patients (DI). La DR ou la DI ont été augmentées au niveau de la DS après le cycle 1 (C1) si aucune toxicité limitant la dose n’est survenue.

Les pourcentages de patients présentant des événements indésirables (EI) de grade 3/4 étaient les suivants : 60 % avec la DS, 56 % avec la DR et 55 % avec la DI. 45 % des patients recevant la DR et 64 % des patients recevant la DI ont vu leur dose augmenter au niveau de la DS après le C1. Les pourcentages de patients commençant le C3 étaient les suivants : 39 % pour la DS, 44 % pour la DR et 35 % pour la DI. L’administration flexible de régorafénib a été associée à l’amélioration numérique des EI comme la fatigue, les réactions cutanées main-pied et l’hypertension.

La survie globale était respectivement de 7,4, 8,6 et 7,1 mois, tandis que la survie sans progression était respectivement de 1,94, 2,0 et 2,0 mois.