ESMO GI 2019 : comparaison entre l’endoscopie et la chirurgie dans le cadre du cancer de l’œsophage précoce


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Le traitement endoscopique permet une rémission à long terme ou une guérison chez un nombre considérable de patients atteints d’un adénocarcinome œsophagien (ACO) à haut risque, et pourrait représenter une alternative viable à la chirurgie, selon les résultats d’une nouvelle étude présentée à l’occasion de l’édition 2019 du congrès mondial sur le cancer gastro-intestinal de la Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO).

Dans le cadre de l’étude, les patients atteints d’un cancer de l’œsophage précoce (COP) à haut risque ont fait l’objet d’une résection endoscopique (RE) ou d’une dissection sous-muqueuse endoscopique (DSE). Les patients présentant un COP à haut risque sans contre-indications ont été orientés vers la chirurgie (n = 24) et 47 ont continué le traitement endoscopique.

Dans le groupe du traitement endoscopique, une rémission locale complète (RLC) a été obtenue chez 45/47 patients (95,7 %). Les deux patients sans RLC ont poursuivi le traitement endoscopique à visée palliative. Une généralisation de la tumeur est survenue chez deux patients. La survie sans tumeur était de 84 mois.

Une généralisation de la tumeur a été révélée durant la chirurgie d’un patient du groupe de l’œsophagectomie. Une tumeur maligne résiduelle locale était présente chez 6 des 23 autres patients.

Au total, 484 ganglions lymphatiques (GL) ont été évalués. Des métastases des GL ont été détectées chez un patient et des micrométastases ont été détectées chez deux autres patients. La mortalité liée à la chirurgie était de 4,4 %.

Les auteurs de l’étude soulignent le risque « étonnamment faible » de métastases et de micrométastases des GL, et affirment que le traitement endoscopique pourrait représenter une alternative viable à la chirurgie chez cette population de patients.