ESMO 2020 — La RT conformationnelle postopératoire n’est pas en position de devenir un traitement de référence dans le cadre du CBNPC réséqué


  • Michael Simm
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • La première étude européenne comparant la radiothérapie conformationnelle postopératoire (RTPO) moderne à l’absence de RTPO dans le cadre du CBNPC entièrement réséqué n’a révélé aucune différence significative au niveau du critère d’évaluation principal de la SSM à 3 ans.
  • Bien qu’une réduction du taux de rechute médiastinale ait été observée, la procédure « ne peut pas être recommandée comme traitement de référence chez tous les patients atteints d’un CBNPC de stade IIIA–N2 entièrement réséqué », a déclaré Cécile Le Péchoux, radio-oncologue à l’Institut Gustave Roussy à Paris, en France, qui a présenté les résultats de l’étude.

Pourquoi est-ce important ?

  • La RTPO chez les patients atteints d’un CBNPC est controversée depuis qu’une méta-analyse de 1998 a démontré des résultats défavorables, en particulier dans le cadre des stades pN0 et pN1.
  • D’autres recherches sur le stade N2 étaient nécessaires.
  • De nombreux changements sont survenus depuis cette époque au niveau de la prise en charge du CBNPC de stade IIIA-N2, notamment la chimiothérapie adjuvante.

Méthodologie

  • LungART est un essai randomisé de phase III comparant la RTPO médiastinale (54 Gy/27–30 fractions) à l’absence de RTPO chez des patients en France et au Royaume-Uni atteints d’un CBNPC entièrement réséqué et présentant une atteinte médiastinale N2.
  • Une chimiothérapie a été administrée avant et/ou après l’intervention chirurgicale.
  • 42 % des patients présentaient une atteinte N2 imprévue.
  • Financement : Gustave Roussy.

Principaux résultats

  • SSM : médiane de 30,5 mois (RTPO) contre 22,8 mois.
    • Rapport de risque (RR) : 0,85 (P = 0,16).
  • SSM à 3 ans : 47,1 %, contre 43,8 %.
  • Une rechute médiastinale était plus fréquente comme premier événement chez les témoins (46,1 % contre 25,0 %). 
  • Le décès, principalement d’origine cardiopulmonaire, était plus fréquent comme premier événement dans le groupe d’intervention (14,6 % contre 5,3 %).
  • SG (critère d’évaluation secondaire) : 66,5 % avec la RTPO, 68,5 % sans RTPO.

Limites

  • Les résultats ont été présentés lors d’une conférence, sans examen officiel par des pairs.
  • Population d’essai clinique.

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