ESMO 2019 — Synthèse du symposium I du président : le cancer de l’ovaire et du poumon


  • Ben Gallarda
  • Oncology Conference reports
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Le premier symposium du président de l’ESMO 2019 a mis en avant une amélioration des résultats dans le cadre du cancer de l’ovaire avec l’inhibition de PARP, et dans le cadre du CBNPC avec une double immunothérapie et un ITK de l’EGFR de troisième génération.

À retenir

La monothérapie à base de niraparib dans le cadre du cancer de l’ovaire après une chimiothérapie de première intention :

  • Les patientes présentant un déficit de la recombinaison homologue (DRH) ont obtenu une SSP médiane de 21,9 mois contre 10,4 mois avec le placebo (RR : 0,43).
  • Des bénéfices similaires ont été observés chez les patientes présentant un DRH avec et sans mutations de BRCA (BRCAm).
  • L’article complet est disponible sur Univadis.

L’association olaparib et bévacizumab en traitement d’entretien dans le cadre du cancer de l’ovaire :

  • Une amélioration de la SSP médiane a été observée dans la population globale (22,1 contre 16,6 mois, RR : 0,59), et était encore plus marquée dans les sous-groupes BRCAm (RR : 0,31) et DRH (RR : 0,33).
  • L’inhibition de PARP pourrait nous permettre d’aller au-delà des mutations BRCA et soulève la nécessité du recours aux tests du DRH dans le cadre du cancer de l’ovaire.
  • L’article complet est disponible sur Univadis.

Le véliparib associé à une chimiothérapie de première intention et d’entretien dans le cadre du carcinome séreux de haut grade de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif :

  • Une analyse de la SSP médiane à trois niveaux a montré des bénéfices dans les différents sous-groupes :  BRCAm : 34,7 contre 22,0 mois (RR : 0,44) ; DRH : 31,9 contre 20,5 mois (RR : 0,57) ; intention de traiter : 23,5 contre 17,3 mois (RR : 0,68).
  • L’analyse intermédiaire de véliparib seul pendant la chimiothérapie a donné des résultats similaires, qui étaient aussi cohérents lors de la phase d’entretien.

De nouvelles options de traitement de première intention dans le cadre du CBNPC avec la double immunothérapie par nivolumab + ipilimumab :

  • Le double traitement a amélioré la SG des patients positifs (17,1 contre 14,9 mois, RR : 0,79) et négatifs pour PD-L1 (17,2 contre 12,2 mois, RR : 0,62).
  • Le nombre d’options de traitements de première intention pour le CBNPC ne cesse de croître.
  • L’article complet est disponible sur Univadis.

L’ITK de troisième génération comme traitement de première intention dans le cadre du CBNPC avec mutation de l’EGFR :

  • Même avec un ITK de première génération en comparateur actif, l’osimertinib a amélioré la SG médiane de 31,8 à 38,6 mois (RR : 0,799).
  • Ce bénéfice a été observé dans les différents sous-groupes.