ESMO 2019 — L’association de cédiranib et d’olaparib apporte un bénéfice clinique dans le cadre du cancer de l’ovaire résistant au platine, avec mutation BRCA de type sauvage


  • Jo Whelan
  • Oncology Conference reports
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À retenir

  • Les patientes lourdement prétraitées atteintes d’un cancer de l’ovaire résistant au platine (CORP) ont tiré un bénéfice clinique de l’association de cédiranib et d’olaparib.
  • Ce schéma administré par voie orale pourrait constituer une alternative à la chimiothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les besoins insatisfaits sont nombreux en ce qui concerne le CORP : la SSP médiane n’est que de 3 à 4 mois, même après l’administration de paclitaxel hebdomadaire, qui constitue aujourd’hui le schéma de chimiothérapie le plus efficace.
  • L’inhibition de PARP par un agent unique (olaparib) n’a qu’une efficacité limitée dans le cadre du CORP avec mutation BRCA de type sauvage. L’hypoxie induite par les antiangiogéniques pourrait sensibiliser ces tumeurs à l’inhibition de PARP.

Principaux résultats

  • La SSP médiane était de 5,7 mois dans le bras cédiranib/olaparib en continu, de 3,8 mois dans le bras avec traitement intermittent, et de 3,1 mois dans le bras témoin recevant du paclitaxel.
  • La différence de 1,82 mois au niveau de la SSP entre les groupes paclitaxel et traitement en continu était statistiquement significative chez les patientes avec mutation BRCA de type sauvage/inconnue (IC à 95 % : 0,4–3,5 mois ; P = 0,03) lorsqu’elle était analysée au moyen de la différence de l’aire sous la courbe de la SSP.
  • 84,6 % des patientes évaluables (n = 39) dans le bras recevant le traitement en continu ont tiré un bénéfice clinique (maladie stable ou mieux, selon les critères RECIST 1.1), comparativement à 54,1 % des patientes du bras paclitaxel (n = 24 évaluables).
  • L’association de cédiranib et d’olaparib était bien tolérée ; une diarrhée sévère est survenue chez 5 % seulement des patientes du bras recevant le traitement en continu.

Protocole de l’étude

  • 123 patientes ont été affectées de manière aléatoire selon un rapport de 1:1:1 pour recevoir 80 mg/m2 par semaine de paclitaxel, pendant un maximum de 24 semaines (témoin) ; ou de l’olaparib 300 mg deux fois par jour avec, soit 20 mg de cédiranib une fois par jour (schéma en continu) soit 20 mg de cédiranib 5 jours par semaine (schéma intermittent), jusqu’à la progression de la maladie. Le critère d’évaluation principal était la SSP.
  • Les patientes de l’étude étaient considérées comme lourdement prétraitées. En effet, 59 % d’entre elles avaient reçu au moins trois lignes de chimiothérapies antérieures, avec un intervalle médian sans platine inférieur à 3 mois.
  • 82 % étaient porteuses d’une mutation BRCA de type sauvage et 7 % supplémentaires avaient un statut BRCA inconnu.
  • Financement : AstraZeneca.

Limites

  • Le faible nombre de patientes signifie que l’essai n’avait pas la puissance statistique suffisante.